Le Calcoolateur, à utiliser avec précaution

L'application d'Educalcool a été téléchargée plus de 118... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'application d'Educalcool a été téléchargée plus de 118 000 fois.

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Le Calcoolateur d'Éducalcool est à utiliser sans modération, mais avec précaution. «Il ne faut pas l'utiliser comme un ivrogne utilise un réverbère. Il faut s'en éclairer plutôt que de s'appuyer dessus», explique le directeur général de l'organisme, Hubert Sacy.

Le Calcoolateur a été téléchargé 118 000 fois sur iPhone et Androïd entre juillet 2013 et juillet 2015. Il y a une semaine, une nouvelle version complètement renouvelée a été lancée. Des milliers de personnes ont téléchargé l'application à l'aube du temps des Fêtes.

L'outil d'Éducalcool permet d'inscrire le nombre de consommations bues au cours d'une soirée, le poids du buveur, son sexe, etc., afin de calculer le taux d'alcoolémie.

L'application est abondamment utilisée dans les partys, tout comme «l'éthylomètre-maison», ce petit outil dans lequel on peut souffler afin de connaître son taux d'alcoolémie.

«Le 80 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang n'est pas un objectif à atteindre. C'est une limite qu'il ne faut pas dépasser. Les capacités peuvent être affaiblies bien avant le 80 milligrammes. De plus, si on ne dit pas la vérité à l'outil, si on n'inscrit pas le bon nombre de consommations, ça fausse totalement les données. Bref, il faut utiliser l'outil de manière intelligente et avoir du jugement», explique M. Sacy.

Des avocats criminalistes confirment qu'il serait très difficile d'invoquer une quelconque défense en lien avec cet outil. La personne accusée serait aussi celle qui aurait rentré le nombre de ses consommations dans l'outil. De nombreux facteurs ne sont de surcroît pas inclus dans le calcul, comme la grandeur.

«Nous avons écrit que c'est un indicateur et que ça n'a aucune valeur légale. En plus, plus tu bois et moins tu es capable d'évaluer ta consommation. Il est bien d'utiliser notre outil. C'est même responsable. Mais il ne faut pas penser que ça nous donne une quelconque autorisation», souligne M. Sacy.

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