André Paradis lance un cri du coeur

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Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean, André Paradis

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Puisque le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne pourra échapper à l'objectif du gouvernement québécois d'atteindre 12 % d'aires protégées par région naturelle, le président de la Conférence régionale des préfets, André Paradis, lance un cri du coeur. En 2016, il souhaite que la région adopte une position forte dans ce dossier controversé.

Profitant de l'accalmie de la période des Fêtes, M. Paradis a dit souhaiter que le mécanisme de mise en place des aires protégées se mette en marche dans la région ramenant de l'avant les travaux de la Table régionale d'analyse de carence en aires protégées (TRACA).

Cette table, créée en 2011 à la demande du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, a réuni de nombreux intervenants et utilisateurs de la forêt publique. Le mandat de cette table était d'étudier les scénarios des nouvelles aires protégées dans la région en fonction des contraintes écologiques et économiques contribuant à l'atteinte du 12 %. Une analyse préliminaire a été présentée aux élus de la Conférence régionale des élus (CRÉ) en 2013 et, depuis, tout est gelé.

« Ça fait un bout qu'on parle de scénarios pour la mise en place des aires protégées. Tout le monde attend après une position gouvernementale. À la CRÉ, on se disait qu'il fallait échanger sur nos positions. Plus rien n'avance. Le gouvernement joue au ping-pong. Les résultats de nos analyses ont été écartés en raison d'une interférence politique. Tout a été mis sur les tablettes.»

M. Paradis ajoute que la décision de mettre sur la glace les résultats de la TRACA, une table composée de tous les intervenants intéressés par le dossier des aires protégées parallèlement aux travaux sur l'augmentation de la possibilité forestière, n'a peut-être pas été la bonne.

« Je suis de plus en plus convaincu que la proposition concertée émanant de la TRACA doit servir de base de discussion pour en arriver à une position régionale forte! Les positions fermement arrêtées de l'industrie, des Premières Nations et des environnementalistes ne peuvent que nuire à l'arrivée d'une solution viable », affirme-t-il.  

Dans ce contexte, M. Paradis croit que le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne doit pas laisser Québec décider seul des scénarios à venir en se contentant d'assumer un rôle de gérant d'estrade.

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