Pour mieux vivre avec la maladie

Josée Pearson, directrice générale, Claude Côté, président, et... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Josée Pearson, directrice générale, Claude Côté, président, et Guylaine Thériault, agente de développement, rappellent que la mission première de la Société d'Alzheimer de la Sagamie est d'offrir des services aux personnes atteintes et à leurs proches.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Plus de 7000 Saguenéens et Jeannois souffrent de la maladie d'Alzheimer. Mais seulement 1000 personnes demandent l'aide de la Société d'Alzheimer de la Sagamie.

À l'aube de janvier, le mois de sensibilisation à cette maladie, l'organisation régionale tient à rappeler à la population que ses services peuvent faire une différence dans la vie des personnes atteintes, mais également dans celle de leurs proches.

«Les gens pensent souvent que notre organisation se concentre sur la recherche. Mais ce n'est pas notre première mission. Ce sont les services aux familles et aux proches aidants. C'est important de le rappeler, car plusieurs ne le savent pas. Et avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes souffrant de la maladie augmente constamment», insiste Claude Côté, président de l'organisation qui offre sept points de service dans la région.

Ce dernier sait de quoi il parle. Sa conjointe a reçu le triste diagnostic il y a 10 ans. Et l'ancien journaliste ne connaissait pas non plus les services de l'organisation qu'il préside.

«Je me suis tourné vers la Société d'Alzheimer deux ans après le diagnostic. C'est une personne qui m'en a parlé. Mais si moi, qui étais journaliste, ne le savais même pas que ça existait, il y en a d'autres aussi. Et personne dans le milieu de la santé ne m'a invité à contacter l'organisation et à demander de l'aide», raconte M. Côté.

L'organisme offre une foule de services, notamment des rencontres individuelles ou en famille avec un conseiller, du support téléphonique, du répit pour les proches aidants et des activités récréatives et sociales pour la personne atteinte. Au cours des deux dernières années, la société a d'ailleurs bonifié ses heures de répit qui permettent à la famille de souffler un peu. Une équipe volante de professionnels peuvent se rendre chez la personne atteinte, même les soirs et les fins de semaine, pour permettre aux proches aidants de sortir de la maison.

Formation

L'organisation a également ajouté la formation à ses nombreux services. Une formation qui permet aux intervenants en santé, aux proches aidants ainsi qu'au personnel de résidences pour personnes âgées, de mieux comprendre la maladie pour ainsi mieux réagir aux comportements des gens atteints.

«Les gens n'interviennent pas toujours de la même manière, car ils ne comprennent pas ce qui se passe dans sa tête. Ils ne savent pas non plus comment désamorcer une crise. La formation donne des outils. On explique aux gens qu'il faut arrêter de regarder la maladie et se concentrer davantage sur la personne. Dans des résidences souvent, il y a des crises, car il y a des règlements étendus à tous les résidents, même ceux atteints de la maladie. Par exemple, l'heure du bain. Si la personne aimait se laver les matins et maintenant c'est le soir, ça peut être suffisant pour déclencher une crise. Il faut donc que les résidences s'adaptent et modifient leur façon de faire. Il y a une résidence dans la région qui a d'ailleurs eu des formations de ce genre et elle a réussi à éliminer les trois quarts des frustrations, en modifiant certaines mesures et en étant davantage à l'écoute», donne en exemple Guylaine Thériault, agente de développement, en ajoutant que déjà plusieurs gestionnaires de résidences ont reçu cette formation au cours de la dernière année.

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