Serres Toundra: les Hollandais expulsés

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Les travailleurs complétaient la première phase d'installation qui allait mettre en place les éléments nécessaires pour l'installation des équipements de production et des autres composantes du projet des Serres Toundra.

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Une nouvelle brique s'abat sur la tête des promoteurs des Serres Toundra de Saint-Félicien. Immigration Canada a expulsé les huit ouvriers hollandais qui assuraient le transfert de technologie de la société Kubo, une décision qui risque de faire dérailler les échéanciers du projet.

Cette affaire d'expulsion arrive à un très mauvais moment pour ce projet de complexe de serres de huit hectares, dont la première phase est évaluée à un peu plus de 30 millions $. Les travailleurs complétaient la première phase d'installation qui allait mettre en place les éléments nécessaires pour l'installation des équipements de production et des autres composantes du projet.

« Nous avions conclu une très belle entente pour l'intégration des travailleurs de la construction du Québec et leur formation pour la poursuite des travaux. Tous les petits problèmes avaient été réglés au cours des derniers jours avec les gouvernements et fournisseurs. On voyait finalement la lumière au bout du tunnel et les promoteurs pouvaient se concentrer sur le chantier », a indiqué au Quotidien une source qui souhaitait conserver l'anonymat.

« Il est primordial que l'on puisse obtenir une décision politique afin de permettre aux travailleurs hollandais de revenir à Saint-Félicien pour compléter cette phase des travaux. Nous ne pouvons pas envisager que le projet prenne trop de retard. Il faut respecter nos échéanciers », a ajouté la même source.

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Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin

Le maire prudent

Le maire Gilles Potvin, qui a initié le projet il y a déjà quelques années, s'est fait très prudent dans ses commentaires. Il a confirmé l'existence d'un problème, mais considère que les choses pourraient s'arranger à temps pour éviter que le chantier ne prenne du retard. Il a confiance en la bonne volonté des politiciens et fonctionnaires pour comprendre cette réalité particulière.

La présence des travailleurs hollandais sur ce chantier était exigée par la société Kubo, le fournisseur officiel du complexe de serres et des technologies utilisées pour l'horticulture. Dans le cas de Saint-Félicien, les Serres Toundra produiront des concombres. L'entreprise hollandaise accepte de fournir les garanties pour les équipements à la condition que les installateurs soient accrédités par ses services techniques.

Le fonctionnaire responsable du dossier à Environnement Canada a jugé que les Hollandais en séjour à Saint-Félicien étaient en fait des travailleurs non autorisés et non des investisseurs visiteurs comme en faisait foi leur visa de séjour au Canada. Une première décision d'expulsion a été rendue par le fonctionnaire responsable du dossier. Les responsables du projet ont logé un appel de la décision qui a été maintenue. Deux inspecteurs d'Immigration Canada ont fait une visite à Saint-Félicien sans que soit changée la décision d'expulsion.

Politique

Le député libéral de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, et le député conservateur de Roberval, Denis Lebel, ont été mis à profit pour tenter de trouver une solution politique à ce problème.

« On ne parle pas ici d'immigrants entrés illégalement ou autres et qui souhaitent rester ici. Ce sont huit personnes qui oeuvrent à un projet de développement très important pour notre milieu. Les syndicats des travailleurs québécois de la construction ont bien compris la situation et surtout l'importance de la présence des techniciens hollandais qui sera ponctuelle. S'il n'y a pas d'intervention pour modifier la décision, ces travailleurs ne pourront pas faire de nouvelle demande avant six mois. On prend donc un an de retard », a conclu le maire de Saint-Félicien.

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