Arianne Phosphate: une étape cruciale est franchie

Le président de la Chambre de commerce du... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le président de la Chambre de commerce du Saguenay, François Gagné, le député de Dubuc, Serge Simard, le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, et Jean-Sébastien David, chef des opérations chez Arianne Phosphate, se sont montré ravis de l'adoption du décret environnemental.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le projet de mine d'apatite du Lac à Paul a franchi une étape cruciale, mardi. Le gouvernement du Québec a adopté le décret environnemental autorisant l'ouverture et l'exploitation de cette future mine sur les monts Valin, un projet qui devrait se traduire par un investissement de 1,2 milliard$.

Présent à la conférence de presse en compagnie du député de Dubuc, Serge Simard, du préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, du président de la Chambre de commerce du Saguenay, François Gagné, et de plusieurs maires, le chef de l'exploitation d'Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, a reçu comme un véritable cadeau de Noël l'autorisation tant attendue du ministre de l'Environnement, David Heurtel. «C'est une véritable épopée que l'on a traversée. Vous savez qu'un projet minier, c'est long. Depuis 1997, année de la découverte du gisement, on a franchi plusieurs étapes. Aujourd'hui est la plus grande des étapes», a commenté M. David.

Prochaine étape

La prochaine étape consistera à assurer le financement du projet et, sur ce point, M. David se montre rassurant. Selon lui, le projet d'exploitation de l'apatite a plus que jamais sa place sur l'échiquier mondial puisque l'Amérique du Nord est présentement en déficit. Les États-Unis doivent importer des fertilisants utiles à la production de denrées alimentaires du Maroc, de la Syrie, de l'Arabie Saoudite, d'Afrique et d'Amérique du Sud, une situation de dépendance que n'aiment pas particulièrement les Américains.

Dans ce contexte, le montage financier de 1,2 milliard$ est un défi réalisable même s'il devra être effectué en plusieurs morceaux, explique M. David. Il a évoqué un voyage récent effectué dans le cadre d'une mission commerciale à New York qui a permis de rencontrer diverses catégories d'investisseurs privés, syndicats bancaires, fonds de retraite, etc. intéressés à tirer profit de l'exploitation de la future mine. «Notre objectif est d'étiqueter tous les gens intéressés par le financement de notre projet et à les réunir dans une salle afin de négocier des ententes comme l'a fait Stornoway avec son projet de mine de diamants.» Il a également évoqué des discussions avec Investissements Québec, le bras financier du gouvernement du Québec, ainsi qu'avec les fonds de travailleurs.

M. David a mentionné qu'Arianne Phosphate n'a pas modifié sa stratégie qui consiste à recruter un client-investisseur majeur.

Infrastructures portuaires

Parmi les autres étapes à franchir figure tout le volet de l'aménagement du terminal portuaire par Port Saguenay, actuellement sous la loupe du processus d'évaluation environnementale fédérale. Interrogé sur le fait que cette partie du projet pourrait faire l'objet d'une contestation par les environnementalistes, M. David croit que le passé est garant de l'avenir. «On est là pour réaliser le projet. On a franchi toutes les étapes. Depuis 2007, on s'est promenés pour modeler ce projet-là en prenant en considération l'opinion des gens. À la fin, il y a des gens qui n'en veulent pas pour des considérations qui leur sont propres, mais il faut avancer.» Il ajoute que les portes des promoteurs sont toujours ouvertes aux gens qui ont de l'ouverture même s'il sait que certains groupes veulent éviter la réalisation de l'investissement.

Investissements

Maintenant que la société a en main les autorisations environnementales, Arianne Phosphate préparera en 2016 les études techniques nécessaires à l'aménagement de la ligne électrique à partir de Chute des passes, pour l'aménagement du camp des travailleurs, l'usine de traitement des eaux ainsi que la prise d'eau potable. «Plusieurs dizaines de millions de dollars seront nécessaires en investissements que vous ne verrez pas sur le terrain pour la préparation des plans et devis qui nécessiteront un montant de 20 millions$. Des travaux doivent être effectués dans le bon ordre. Pas question de couler du béton en hiver.»

L'objectif de la minière est de charger le premier bateau d'apatite à l'automne 2018.

Réactions positives de la part des élus

(Denis Villeneuve) - L'annonce de l'adoption du décret environnemental pour le projet d'Arianne Phosphate a ravi les élus présents à la conférence de presse.

Le député de Dubuc, Serge Simard, a déclaré que l'adoption du décret équivaut à la construction du solage du projet qui permettra la création de 2000 emplois pendant la construction et l'exploitation.

«Il s'agit du premier projet du Plan Nord. Le créneau des mines et métaux est un incontournable pour la région.»

Le préfet de la MRC du Fjord du Saguenay, Gérald Savard, affirme que la région ne pouvait recevoir meilleure nouvelle pour la fin de l'année 2015 puisque le projet aura des impacts positifs avec la création de nombreux emplois.

Écoparc

Selon lui, la concrétisation du projet entraînera la création d'un écoparc industriel dans les secteurs de Saint-Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord, lequel permettra très certainement d'attirer de nouvelles entreprises sur le territoire.

M. Savard a rappelé que si le projet se concrétisait, la MRC posséderait une deuxième mine sur son territoire en incluant la mine Niobec de Saint-Honoré (niobium).

Chambres de commerce

François Gagné, président de la Chambre de commerce du Saguenay, a souligné que le projet d'Arianne Phosphate est structurant pour l'économie régionale tout en mentionnant que la chambre a travaillé à s'assurer de l'acceptabilité sociale du projet dans un cadre de projet durable.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se réjouit elle aussi du décret environnemental accordé.

 «Voilà une bonne nouvelle. Ce décret environnemental doit permettre à Arianne Phosphate de débuter rapidement ses activités», a affirmé Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

«Ce projet encouragera également les investisseurs à reconnaître le Québec comme un lieu où le développement minier se fait avec les plus hauts standards.»

Conditions d'autorisation

• Dépôt du bilan des activités du comité de suivi et publication des rapports de suivi sur les aspects sociaux

• Imposition de normes assurant une meilleure qualité de l'effluent minier

• Adoption d'un programme de compensation pour la perte d'habitat du caribou forestier

• Précision du tracé utilisé pour le transport afin d'éviter les secteurs sensibles

• Quantité de matériel traité et extrait autorisé sur une base journalière

• Élaboration finale et transmission du plan de mesures d'urgence

• Dépôt de différents programmes de suivi environnemental détaillés pour les enjeux environnementaux majeurs

• Mise en place d'un mécanisme de suivi des engagements pour le public

• Fixation de la durée de validité du certificat d'autorisation à 10 ans

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