Une étude de 200 000$ pour l'usine Kénogami de PFR

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Cette étude devra permettre d'identifier des pistes de diversification de la production actuelle, axées sur des nouveaux produits, les coûts des investissements requis et le retour sur le capital investi.

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Une étude de 200 000$ sera réalisée pour identifier des activités de remplacement à l'usine de Produits forestiers Résolu (PFR) de Kénogami, en vertu d'un contrat octroyé par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) à FPInnovations.

Dans une lettre signée par le ministre Laurent Lessard, dont Le Quotidien a obtenu copie, il est écrit que «cette étude devra permettre d'identifier des pistes de diversification de la production actuelle, axées sur des nouveaux produits, les coûts des investissements requis et le retour sur le capital investi».

Cette initiative du MFFP fait suite à l'arrêt définitif de la machine numéro 6, il y a près de quatre ans jour pour jour. Dans la missive adressée au président et chef de la direction de FPInnovations, Pierre Lapointe, le ministre ajoute que s'il est impossible de trouver une utilisation alternative pour cette machine, son ministère souhaite que «soient identifiées des productions de remplacement pouvant être compatibles avec la stratégie de développement de Produits forestiers Résolu pour l'usine de Kénogami». Laurent Lessard insiste également pour que les travaux puissent débuter sans délai.

Joint dimanche, le président du syndicat Unifor Local 50 Q, Régis Duchesne, s'est réjoui de cette annonce, affirmant attendre des résultats concrets et porteurs pour l'avenir de l'usine de Kénogami. D'entrée de jeu, il a rappelé que cette démarche découle de l'entente intervenue en février 2014 entre la compagnie et le gouvernement du Québec pour la gestion du barrage Jim-Gray. «Ça redonne espoir, absolument. On avait hâte. On attendait après ça. Il a fallu travailler fort et faire beaucoup de pression. On suit ce dossier de très près depuis le début et nous continuerons de garder l'oeil sur son évolution», a-t-il commenté.

Régis Duchesne affirme que l'industrie n'est pas en crise, mais plutôt en évolution, et qu'il est crucial de prendre le virage de l'innovation et de la diversification. Il espère également que les travailleurs auront leur mot à dire et pourront contribuer à cette étude.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, abonde aussi en ce sens. «C'est un gain, un pas vers d'autres étapes. C'est le résultat d'un travail de longue haleine. On a fait énormément de pression sur le ministre pour obtenir cette étude-là. Ce qui est intéressant, c'est qu'on semble vouloir à la fois faire un état de santé de la machine numéro 6 et un examen de l'avenir possible dans de nouveaux créneaux. Ce n'est pas une industrie du passé, c'est une industrie du futur», a-t-il partagé.

L'élu rappelle les avantages de la région, soit l'accessibilité aux ressources naturelles, la facilité de transport et la qualité de la main-d'oeuvre. Par ailleurs, il demande au gouvernement d'écouter les travailleurs et d'exiger des engagements de la part de PFR.

En entrevue téléphonique, le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, a qualifié cette nouvelle étape de «signal supplémentaire démontrant le désir de trouver de nouvelles solutions», tout en demandant au gouvernement de poursuivre ses efforts pour mettre en place les conditions gagnantes pour l'investissement. «Ça prend un climat propice de longévité, de certitude et de transparence», a-t-il martelé.

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