STS: une erreur sur la Carte des Fêtes

Des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Saguenay (STS) doivent... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Saguenay (STS) doivent trimer dur, depuis le début décembre, avec certains détenteurs de la nouvelle Carte des Fêtes. Ce titre de transport est valide les soirs et les fins de semaine de façon illimitée, mais un raté dans la publication des cartes crée des situations de litige.

À la mi-novembre, la direction de la STS, désireuse d'attirer une nouvelle clientèle dans ses autobus pendant la forte affluence commerciale, a lancé la Carte des Fêtes qui contient des informations contradictoires. C'est qu'au verso de la carte, il est inscrit noir sur blanc que le laissez-passer donne droit à son détenteur d'utiliser en tout temps, sur tout parcours régulier, le service de transport en commun de la STS, ce qui est en contradiction avec l'inscription du recto. Un second paragraphe édicte que le laissez-passer n'est valide que durant la période qui y est mentionnée.

Louise Malaison, porte-parole de la STS, reconnaît que l'endos de la Carte des Fêtes est le même que celui apparaissant derrière la carte mensuelle régulière, confirmant qu'il y a contradictions et erreurs. Elle ajoute que dès le 2 décembre, la STS a publié dans tous les imprimés, communiqués de presse ainsi que dans une annonce du Quotidien, un erratum précisant que la Carte des Fêtes est limitée aux soirs de semaines à partir de 16h30 et les week-ends. L'avis a été affiché dans les autobus et terminus pour fournir un outil aux chauffeurs.

Selon elle, au 1er décembre, une centaine de personnes avaient acquis la Carte des Fêtes. Il était déjà trop tard pour récupérer ces titres même si des explications ont été fournies à tous les dépositaires concernant les modalités d'utilisation. «Il y a deux interprétations à donner et on mise sur la bonne foi de tous. Il y a des gens qui veulent jouer sur la confusion. Pour les conducteurs, le mot d'ordre est de faire respecter la carte émise pour les soirs et fins de semaine.»

L'un d'eux a cependant indiqué au Quotidien que plusieurs utilisateurs se montrent insistants et nie que la direction leur a donné une directive claire. Dans ces cas, les chauffeurs les laissent monter à bord.

À ceux qui ont insisté, Mme Malaison a mentionné que la STS a fait du cas par cas et il leur a été offert d'obtenir un crédit de 25$ pour l'achat d'une prochaine carte mensuelle à 63$ puisque, dit-elle, ce sont ces détenteurs qui sont les plus lésés.

Du côté de l'Office de la protection du consommateur, le porte-parole Charles Tanguay affirme que la loi n'est pas si claire en telle situation et qu'il est nécessaire d'analyser les circonstances. «Si la publicité est faite à l'effet que la carte est valide seulement les soirs et les fins de semaine, un juge pourrait en arriver à la conclusion qu'il s'agit d'une erreur de bonne foi», explique-t-il.

A contrario, si la vente de la carte avait été faite en vantant le fait qu'elle est valide en tout temps sur tous les circuits et que, dans les faits, elle est limitée aux soirs et fins de semaine, une conclusion différente pourrait être tirée. Selon lui, la question qu'il faut se poser est «est-ce que le consommateur a été induit en erreur?».

Mme Malaison a indiqué que ce genre d'erreurs ne sera plus possible à partir du moment où les titres de transport seront munis de cartes à puces avec lecteurs optiques. D'ici un an, ce type de contrôles électroniques sera mis en application à la STS.

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