Québec voit d'un bon oeil la demande de médiation de FSC

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Le ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard.

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Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs du Québec voit d'un bon oeil la démarche du Forest Stewardship Council international (FSC) pour mettre en place un processus de médiation au Québec et en Ontario afin d'en arriver à une sortie de crise dans la perte des certificats forestiers découlant des mésententes avec les Autochtones et tout le contentieux sur le caribou forestier.

« Le FSC International organise un processus de médiation pour rassembler les parties prenantes dans un esprit de collaboration, pour aborder des enjeux soulevés récemment au Canada, particulièrement au Québec et en Ontario, en ce qui concerne la certification FSC », indique le communiqué qui ne précise pas l'identité des entreprises en cause ainsi que les parties prenantes.

Selon Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, le gouvernement du Québec n'a pas à participer à cette médiation puisqu'il n'est pas client de FSC. Toutefois, reprend l'attaché de presse, cette démarche va permettre à FSC International de bien comprendre les réalités sur le terrain et les aspects particuliers de la foresterie québécoise.

Quant aux éléments soulevés par FSC sur la nature des litiges qui portent sur le caribou forestier et le consentement libre et éclairé des peuples autochtones, le gouvernement du Québec n'a pas changé de position. Le gouvernement n'a pas l'intention de modifier son approche relativement à la place occupée par les communautés autochtones dans le régime forestier.

« Pour le gouvernement, le consentement libre et éclairé est accordé à partir du moment où il y a un traité avec des communautés comme la Paix des braves ou des ententes particulières. On ne croit pas que le consentement libre et éclairé doive être utilisé pour négocier des compensations financières additionnelles ou autres », souligne Mathieu Gaudreault.

« Le champ d'application de la procédure de médiation est de trouver un terrain commun afin de résoudre les enjeux liés au consentement libre, préalable et éclairé des Premières Nations ainsi qu'au plan de rétablissement de l'habitat du caribou forestier. L'emphase sera principalement sur le certificat suspendu FSC Lac St-Jean et sur le certificat expiré FSC Mistassini. FSC estime que cette médiation pourrait aussi aider d'autres unités de gestion des forêts touchées par des problèmes similaires dans la région », réitère le communiqué, confirmant que l'organisme de certification internationale de ne se gênera pas pour intervenir dans des champs de juridiction qui sont exclusivement de la responsabilité du gouvernement du Québec.

Greenpeace, qui mène une campagne internationale contre Résolu et qui est membre de la chambre environnementale de FSC, a applaudi à cette annonce.

« Nous tenons à saluer la proposition de collaboration faite par le FSC et souhaitons participer à l'élaboration des conditions clés à son succès avec le FSC, les Premières Nations et les gouvernements du Québec et de l'Ontario, entre autres. Comme nous le soulignons depuis plus de deux ans, nous sommes convaincus que la sortie de crise pour Résolu et la mise en place des solutions équitables et durables siègent dans un processus collaboratif, comme nous l'a montré notre expérience acquise dans plusieurs pays à travers le monde », a déclaré Nicolas Mainville.

Tout indique que les représentants de FSC se retrouveront seuls à la table en compagnie de ceux de Greenpeace et des Indiens. Depuis le début de cette affaire, Résolu a refusé de négocier avec FSC et Greenpeace d'éléments qui ne relèvent pas de ses compétences puisque le régime foresterie stipule clairement que les plans de coupe relèvent du ministère des Forêts, et que les relations avec les autochtones relèvent du Secrétariat aux Affaires autochtones.

Au Québec, FSC fait face à une perte de certification importante puisque l'industrie a confirmé qu'elle allait choisir la sécurité de ses approvisionnements et non la norme. Pour cette organisation internationale, ce sont des millions de dollars en revenus en moins avec la perte de certification de centaines de milliers d'hectares. La certification est avant tout une affaire commerciale.

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