Saint-Bruno: une mauvaise surprise de 2,6 M$

Le compte de taxes des citoyens de Saint-Bruno devrait grimper en 2016. En... (Photo 123RF)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le compte de taxes des citoyens de Saint-Bruno devrait grimper en 2016. En plein exercice budgétaire, la municipalité fait face à une dépense inattendue de 2,6 millions$. Il s'agit d'une facture en lien avec le projet d'alimentation en eau potable, réalisé il y a quelques années au coût de 25 millions$.

Selon la version du maire, Réjean Bouchard, le gouvernement devait payer 80% des travaux, alors que les municipalités touchées par ce projet, soit Saint-Bruno, Larouche et Hébertville-Station, défrayaient le reste. Québec aurait cependant révisé sa parole, en diminuant sa part à 60%. En tout, c'est près de 4,2 millions$ pour les trois municipalités.

«Le cheminement de ce projet a pourtant été suivi scrupuleusement par les fonctionnaires gouvernementaux, et ce, sans qu'aucune remarque, réserve ou mention de refus de paiement n'aient été ni formulée ni signalée. Ce positionnement nouveau et brutal vient directement impacter les contribuables de la municipalité», exprime le maire Réjean Bouchard, qui doit déposer son budget 2016 lundi prochain.

Le projet n'a pas souffert d'un dépassement de coût majeur, au contraire. Le gouvernement reprocherait plutôt aux élus d'avoir donné des contrats à la même firme d'ingénieur et d'avoir effectué quelques changements, sans les planifier.

«On n'a pas dépassé les coûts prévus et ils nous coupent. C'est ça qui est choquant. Oui, il y a eu des changements, mais c'était aussi des changements pour ne pas causer de dépassement», précise le maire de Larouche, Réjean Bédard, dont la dépense surprise ne dépasse toutefois pas le million.

Le remboursement des 2,6 millions$ sera prévu dans le budget 2016 de Saint-Bruno. Mais le maire espère convaincre Québec de payer cette facture. Ce dernier a demandé une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, mais l'entourage du politicien a refusé de lui accorder.

«Il s'agit pourtant d'un dossier qui a un impact des plus importants pour les municipalités. Il est donc juste et indispensable que le ministre puisse entendre les maires afin de justifier cette position de rejet de certaines dépenses alors qu'elles ont été validées par les fonctionnaires du ministère tout au long de l'exécution de travaux», insiste le maire.

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