Mashteuiatsh fera valoir ses droits

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Patrick Courtois et Gilbert Dominique ont annoncé qu'une plainte pour discrimination serait déposée en rapport avec le financement de son service de police.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le conseil de bande de Mashteuiatsh déposera une plainte pour discrimination à la Commission canadienne des droits de la personne et à la Commission québécoise des droits de la personne pour le financement de son service de police.

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Une cinquantaine de personnes ont assisté à l'assemblée publique expliquant la décision d'abolir le service de police.

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«C'est une démarche importante et notre argumentaire est prêt. C'est un financement inacceptable, inéquitable et discriminatoire. Un policier dans une communauté autochtone est moins financé qu'un policier dans une municipalité. Pour donner du poids à notre démarche, une mobilisation importante sera nécessaire pour décrier haut et fort cette discrimination», a lancé le chef Gilbert Dominique, hier soir, lors d'une séance publique pour discuter avec les membres de la communauté sur la décision d'abolir le service de police.

La mobilisation pour déplorer cette «discrimination» n'est pas encore déterminée. Le conseil souhaite que les policiers soient présents dans cette démarche.

Avec une différence d'environ 50 000$ par policier, les élus estiment qu'Ottawa et Québec ne respectent pas leurs devoirs envers la communauté. Avec un budget de 1,2 M$, le Conseil arrive à peine à payer le salaire des 11 policiers et doit payer 300 000$ pour combler le déficit d'opération.

Quelques citoyens ont déploré le fait que le conseil devra piger dans les fonds autonomes de la communauté pour éponger le déficit accumulé de 2 M$. Ce déficit n'avait pas été remboursé puisqu'on espérait que les deux paliers de gouvernement acceptent de le faire.

«Ce sont les jeunes qui vont écoper pour cette décision. Les jeunes vont se demander ce que vous avez fait de leur argent. Payer des policiers? Dans les circonstances, vous n'avez pas le choix de laisser tomber le service», a déclaré Édouard Germain.

Personne ne s'est plaint de la décision du Conseil d'abolir le service de police.

Alice Germain a rappelé que dans un processus d'autonomie avec la signature d'un traité, Mashteuiatsh devra payer en entier pour ce service dans le futur. Gilbert Dominique a indiqué que, selon lui, l'application d'un traité ne se fera pas avant 2020, mais qu'à partir de ce moment, la communauté aura l'argent nécessaire pour assurer toute son autonomie.

Transition avec la SQ

Le conseiller Patrick Courtois a indiqué que le conseil serait intransigeant sur ses exigences concernant le transfert du service vers la Sûreté du Québec.

«Ils vont comprendre qu'ils sont complètement dans le champ et qu'ils ont un financement pourri. Nous souhaitons que les policiers soient intégrés à la SQ, surtout que nous aurons des exigences au niveau de la langue, de la culture et de notre réalité. Nous allons exiger le même niveau de service qu'actuellement», a-t-il affirmé.

Les membres du conseil pensent que de desservir la communauté va coûter plus cher que d'augmenter le financement.

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