L'UQAC rayonne à l'international

Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le recteur de l'Université du Québec à Chicoutimi, Martin Gauthier

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Poursuivre ses partenariats et assurer sa présence à l'étranger, siéger aux différentes tables de travail du Sommet économique régional, créer un programme de cinq millions de dollars en lien avec la chaire de recherche sur les saines habitudes de vie, travailler sur le nouveau projet de baccalauréat en communications; l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) aura du pain sur la planche, au cours des prochains mois. Et son recteur, Martin Gauthier, est confiant que tous ces projets permettront à l'institution d'assurer son rayonnement, autant au Québec qu'à l'étranger.

Le recteur de l'UQAC était l'invité, hier matin, du Cercle de presse du Saguenay. L'homme, nommé en avril 2012, a d'entrée de jeu voulu tirer les choses au clair en ce qui a trait à la présence de l'UQAC sur la scène internationale.

«Je sais qu'il y a eu plusieurs questions relativement aux coûts qu'engendre notre présence à l'étranger, notamment en Chine et en France. Non, les dépenses ne sont pas payées avec l'argent public. Non, je n'ai pas d'appartement en France! Nous avons un représentant de l'UQAC là-bas, mais nous avons simplement un bureau. Nos missions à l'étranger sont autofinancées par le fonds international de l'université», a indiqué le recteur Martin Gauthier.

En 2006, l'UQAC comptait seulement 50 étudiants internationaux. Aujourd'hui, ils sont 859, dont 598 Français.

«Nous avons des finissants qui ont travaillé à la construction du Parc olympique à Beijing, c'est quelque chose. Certains de nos professeurs ont une réputation internationale incroyable. Tout ceci permet à notre institution de rayonner partout dans le monde», a indiqué le recteur.

Culture autochtone

Par ailleurs, Martin Gauthier a été interpellé par le président du Cercle de presse, concernant l'une des recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, rendu public hier. En effet, l'une d'elles faisait état de la possibilité que les autochtones aient accès à des études supérieures spécifiquement dédiées à leur culture.

«Les étudiants autochtones ont des besoins spécifiques et je comprends ça. Nous avons d'ailleurs quatre programmes spécifiques aux Premières Nations à l'UQAC, mais je crois que le Québec est prêt à démarrer une première université autochtone. C'est toutefois encore à l'étape d'idée», a indiqué Martin Gauthier.

Un autre projet tient à coeur au recteur, soit le développement de la chaire de recherche sur les saines habitudes de vie, que le député de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, a promis d'appuyer.

«M. Lemieux a affirmé qu'il nous aiderait financièrement pour l'infrastructure, mais pour le moment, nous travaillons à créer un projet de recherche de cinq millions de dollars, afin de pouvoir aller de l'avant avec M. Lemieux», a indiqué Martin Gauthier.

Sommet économique

Au cours des prochaines semaines, le recteur présidera la table de travail sur la forêt, afin de discuter des suites du Sommet économique régional. D'ailleurs, des membres de l'UQAC siégeront à toutes les tables de travail. «Le Sommet était important, mais les résultantes le seront encore plus», a indiqué M. Gauthier.

Communications

Dernièrement, l'UQAC a déposé un nouveau projet de baccalauréat en communications. «Ça fait plusieurs fois que nous voulons offrir un diplôme en communications. Nous avons mis sur pied un nouveau projet. Nous attendons la réponse des instances. Nous devrions en savoir davantage au cours de l'année 2016», a indiqué M. Gauthier.

Peu prisée des étudiants régionaux

Seulement 50% des étudiants du Saguenay-Lac-Saint-Jean choisissent l'UQAC pour poursuivre ses études universitaires. Un pourcentage que le recteur, Martin Gauthier, voudrait voir augmenter.

«Pour le moment, des jeunes de la région qui décident de poursuivre leurs études après le cégep, seulement un sur deux nous choisit. Nous travaillons à comprendre pourquoi», a affirmé le recteur de l'UQAC, devant les membres du Cercle de presse du Saguenay.

«Les deux premières raisons sont simples et compréhensibles. La première, c'est concernant notre offre de programmes. Nous n'avons pas, par exemple, les programmes en pharmacie, en droit ou en communications. La deuxième raison, c'est que plusieurs jeunes veulent tout simplement quitter le nid familial et voler de leurs propres ailes en quittant la région. Mais la troisième raison, nous ne la comprenons pas encore. C'est-à-dire les jeunes d'ici qui ne veulent pas nécessairement quitter la maison, mais qui déménagent tout de même à l'extérieur en choisissant un programme que nous avons à l'UQAC. Il faut être plus actifs auprès des jeunes de la région pour les inciter à étudier à l'UQAC», a affirmé le recteur.

Martin Gauthier a d'ailleurs avancé la possibilité d'un partenariat entre les écoles secondaires régionales et l'université, pour que les jeunes soient informés et encouragés à étudier dans leur région.

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