Entente de principe à l'Usine Alma de RTA

L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Une entente de principe entre Rio Tinto Alcan et la coalition des syndicats est survenue, au cours de la nuit de mardi à mercredi. Les quelque 1000 employés du Roberval-Saguenay, des installations portuaires, de l'aluminerie d'Alma et du service policier devront se prononcer sur cette proposition au cours des prochains jours.

L'entente couvre l'ensemble des enjeux centraux, du fonds de pension et des aspects locaux et ouvre la porte au renouvellement des conventions collectives qui venaient à échéance le 31 décembre 2015.

«Il s'agit d'une entente satisfaisante pour les parties, mais c'est maintenant au tour des employés de se prononcer sur le sujet», exprime Xuân-Lan Vu, porte-parole régionale pour Rio Tinto Alcan.

Le sujet du fonds de pension était au coeur des discussions entre la coalition et la compagnie. Les syndiqués refusaient de faire les mêmes concessions que leurs confrères des autres installations qui, rappelons-le, ont renouvelé leur convention collective il y a déjà plusieurs mois. Ces concessions se traduisaient par des pertes de plus de 100 000$ dans le régime de retraite de chaque travailleur. Mais force est d'admettre que les deux parties ont finalement réussi à se rejoindre sur cet enjeu.

«Sur le sujet spécifique de la pension, l'accord de principe intervenu prévoit les mécanismes et les dispositions nécessaires afin d'assurer la pérennité du régime de retraite de nos employés actifs et de nos retraités, tout en introduisant un nouveau régime pour les futurs employés», peut-on lire dans un communiqué de presse émis par la compagnie et destiné aux employés.

Le Quotidien a tenté de joindre le porte-parole de la coalition, Alexandre Fréchette, mais ce dernier n'a pas retourné les appels logés en fin d'après-midi.

Énergie électrique

Membres de la coalition, les travailleurs d'Énergie électrique nord sont exclus de cette entente de principe. Les deux parties ne s'entendent toujours pas sur certains éléments qui touchent leur convention collective locale. Les quelque 230 syndiqués doivent d'ailleurs se réunir jeudi soir, en assemblée générale extraordinaire, où un vote de grève sera demandé.

Les points de litige demeurent la diminution drastique du nombre d'employés et le recours à «outrance à la sous-traitance» par la compagnie. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, Rio Tinto Alcan souhaiterait se départir de 50% de ses postes de salarié d'Énergie électrique, d'après la version des syndicats. La plupart seraient remplacés par des employés en sous-traitance, mais quelques dizaines d'emplois ne seraient tout simplement plus nécessaires.

«L'employeur tente de nous convaincre, mais on ne voit pas comment c'est possible», laisse tomber le président du syndicat, Patrice Girard, qui doit rencontrer ses membres ce soir à Alma.

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 2.0

Agrandir

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

«Une excellente nouvelle pour la région»

(Patricia Rainville) - «C'est une excellente nouvelle pour tout le Saguenay-Lac-Saint-Jean et particulièrement pour son économie.» Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, a appris qu'une entente de principe était survenue entre Rio Tinto Alcan et la coalition des syndicats, mercredi en début d'après-midi. Celui qui voyait la date butoir arriver à grands pas s'est dit extrêmement content.

Alexandre Cloutier suivait évidemment le dossier de très près. Il a d'ailleurs appris la nouvelle quelques heures avant qu'elle ne soit annoncée. «On m'a téléphoné en début d'après-midi pour me l'annoncer. Je suis très content pour l'ensemble de la région et pour les travailleurs, qui craignaient un lock-out. Il faut rester prudent étant donné que rien n'a encore été signé, mais je tiens à féliciter les deux parties et nos recommandations envers les travailleurs sont favorables à l'entente», a indiqué le député jeannois.

Échos positifs

Alexandre Cloutier avait bon espoir qu'une entente soit conclue. «Depuis une dizaine de jours, les échos étaient positifs. Mais nous voyions tout de même arriver la date du 31 décembre et plus les jours avançaient, plus la situation devenait inquiétante», a affirmé M. Cloutier.

«Il s'agit d'une excellente nouvelle qui touche beaucoup de monde», a ajouté le député de Lac-Saint-Jean.

Ce qu'ils ont dit...

«Comme plusieurs, j'avais cette appréhension (un conflit). Mais ce qui me confortait, c'est tout ce qui avait été rapporté dans les médias. C'était plus doux qu'en 2011. On sentait que les deux parties ne voulaient pas aller en conflit. Donc dans le contexte actuel, je ne peux que me réjouir de cette nouvelle. Rio Tinto, avec tous les contrats qu'elle donne, c'est la base. C'est donc important que les activités ne soient pas en arrêt.»

- Marc Asselin, maire d'Alma, qui avait conservé bon espoir qu'un règlement allait survenir avant le 31 décembre 2015.

****

« C'est le plus beau cadeau de Noël qu'on pouvait avoir. Parce qu'un conflit de travail ça aurait été triste pour tout le monde, pas seulement les employés. Ça touche toute la région, les familles, les commerçants »

- Jean Tremblay, maire de Saguenay, qui, comme plusieurs élus de la région, craignait le déclenchement d'un important conflit de travail en pleine période des fêtes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer