Le camping Belley intéresse des gens d'affaires

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Le camping Belley, à Saint-Henri-de-Taillon

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un groupe de gens d'affaires du Lac-Saint-Jean souhaite mettre la main sur le camping Belley qui deviendra propriété municipale dans quelques semaines. Les entrepreneurs demandent à Saint-Henri-de-Taillon de ne pas se substituer au secteur privé en exploitant ce site touristique.

Le groupe, qui a déjà amassé le financement nécessaire pour acquérir le camping, estime que l'avenir des lieux sera entre meilleures mains avec des entrepreneurs plutôt que des employés municipaux.

«La famille Belley a le droit de vendre le site à qui elle veut. Ce n'est pas la question. Mais qu'un village de 750 habitants fasse un emprunt de 2,8 M$ pour se lancer dans l'entrepreneuriat privé et la spéculation, c'est un autre dossier. Ce n'est pas le rôle d'une ville de prendre des risques, même calculés, ni celui de ses citoyens d'en assumer les conséquences en cas de mauvaise gestion de ses dirigeants», estime le dentiste Guillaume Goulet, porte-parole du groupe de gens d'affaires.

Ce dernier a hésité avant de dévoiler publiquement l'intérêt de son groupe envers le camping. Le dentiste de Chambord fait en effet face à des accusations de fraude, dont fabrication et usage d'un faux document, depuis 2013.

«Je le sais. Je suis marqué au fer rouge, et ce, même si je n'ai pas été reconnu coupable. J'ai d'ailleurs bien hâte que ça soit réglé ce dossier et la vérité sortira à ce moment. Mais entre temps, c'était inconcevable pour moi de rester sur le banc. Ça aurait été la pire des punitions. Je ne pouvais pas demeurer silencieux et risquer de perdre le joyau que représente le camping Belley», confie le dentiste de Chambord.

Ce dernier, qui avait les yeux sur ce site depuis plusieurs années, a accéléré ses démarches en apprenant récemment qu'il était à vendre. Après avoir formé un petit groupe d'acheteurs, il a même élaboré un plan d'investissements pour le futur. Mais la municipalité a été plus rapide que les gens d'affaires en offrant rapidement une promesse d'achat au prix de vente. M. Goulet souhaite maintenant que les élus de Saint-Henri-de-Taillon acceptent de rencontrer et d'écouter le groupe qui mijote plusieurs idées.

«Je comprends la position de la municipalité qui veut acheter le site pour éviter qu'une entreprise vienne modifier sa vocation. Mais notre but est de conserver la même vocation. On ne veut pas scinder le secteur en plusieurs terrains pour anesthésistes. Il n'y aurait donc pas de perte ni de danger pour la communauté. Même que les revenus de taxation augmenteraient, car on veut investir dans le site. Quant aux campeurs, ils risquent seulement de voir leurs services augmenter et voir apparaître des nouveautés. En tant que membre d'un groupe qui a formulé une offre, je demande simplement au maire et aux conseillers d'écouter ce que nous avons à dire et à offrir», insiste le chirurgien-dentiste.

Du côté de Saint-Henri-de-Taillon, on ne souhaite pas mettre sur la glace le projet d'achat du camping. Les élus déposeront vendredi l'offre officielle et adopteront un règlement d'emprunt en janvier prochain.

«Pour l'instant, notre priorité est l'achat du site. Et on souhaite que le site demeure municipal. Mais lorsqu'il sera le temps de parler de développement, on sera plus ouvert à écouter des promoteurs», répond le maire de Saint-Henri-de-Taillon, André Paradis.

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