Un huissier chez Georges Bouchard

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Le président du Syndicat démocratique des employés de garage Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD), Georges Bouchard.

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«Ne pensez pas qu'ils vont lâcher. Ils ne lâcheront pas. Ils font exactement ce qu'ils ont dit pendant la commission parlementaire sur le projet de loi 71.»

Le président du Syndicat démocratique des employés de garage CSD du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Georges Bouchard, n'a pas été étonné d'ouvrir la porte au huissier, au cours de la journée de lundi. On lui a alors remis les documents préparés par les procureurs de la Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ces derniers, appuyés par la Corporation provinciale et le Conseil du patronat du Québec, vont tenter d'obtenir une ordonnance pour éviter de se soumettre à la Loi portant sur le règlement de certains différends dans le secteur de l'automobile.

Il s'agit de la loi spéciale qui édicte les contraintes imposées aux concessionnaires ainsi qu'au syndicat qui représente les 450 syndiqués mis en lock-out il y a 1000 jours, pour un retour au travail dans les 50 jours suivant la sanction de la loi spéciale par l'Assemblée nationale du Québec.

Opposition

Depuis que le premier ministre Philippe Couillard et le ministre du Travail Sam Hamad ont invoqué la possibilité d'adopter une loi spéciale, la corporation des concessionnaires a signifié son opposition à une telle intervention de l'État.

«Ils n'arrêteront pas tant et aussi longtemps qu'ils n'auront pas complété leur oeuvre de destruction. C'est ce qu'ils veulent faire», a repris le leader syndical. Ces propos résument la position énoncée par le syndicat depuis le début de ce lock-out quand il affirme que l'employeur n'a jamais voulu négocier sérieusement et s'applique uniquement à faire disparaître le syndicat sans faire d'effort pour trouver des solutions aux problèmes.

«En ce moment, nos procureurs analysent les arguments soumis à la Cour supérieure par les procureurs patronaux pour obtenir une ordonnance afin de surseoir à l'application de la loi. Nous allons nous présenter en Cour supérieure et faire valoir nos droits. C'est tout ce que nous pouvons faire dans les circonstances», a enchaîné Georges Bouchard, dont les membres ont appuyé la loi à l'unanimité, puisqu'il s'agit, selon eux, de la seule façon de mettre un terme à ce lock-out qui paralyse 24 ateliers mécaniques dans la région. Depuis l'adoption de la loi, les parties ont tenu deux rencontres de médiation, la semaine dernière, à Québec.

Une nouvelle rencontre doit avoir lieu vendredi à Québec. Georges Bouchard a refusé de se prononcer sur la nature des travaux réalisés au cours de ces deux rencontres.

Le gouvernement du Québec a de son côté signifié aux parties qu'il souhaitait avant tout une entente négociée au conflit. Le ministre Sam Hamad a toujours prétendu que son objectif était d'amener les parties à négocier et non l'imposition d'une loi spéciale inhabituelle dans un conflit de travail touchant le secteur privé.

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