Manifestation au Centre local d'emploi

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Des membres de plusieurs organismes de défense des personnes bénéficiant de l'aide sociale ont participé à une manifestation devant le Centre local d'emploi de Chicoutimi.

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Le projet de loi 70 déposé par le gouvernement libéral de Philippe Couillard visant à favoriser l'intégration à l'emploi des personnes aptes à travailler, mais bénéficiant de l'aide sociale, est loin de faire l'affaire des groupes sociaux qui dénoncent «l'autoritarisme» de l'État.

Un peu plus d'une quarantaine de personnes ont fait connaître leur mécontentement au gouvernement dans le cadre d'une manifestation qui se déroulait devant le Centre local d'emploi de Chicoutimi. La manifestation, sous l'égide de L'ASTUSE et de Solidarité populaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, avait pour but de sensibiliser la population sur les problèmes de cette loi qui aura des impacts majeurs pour plusieurs personnes.

Selon Sylvain Bergeron, coordonnateur de L'ASTUSE, les groupes de défense des assistés sociaux ne s'opposent pas à la réintégration au travail des personnes aptes qui bénéficient de l'aide sociale. Les groupes souhaitent simplement que les mesures proposées par le gouvernement soient mieux adaptées à la réalité de ces personnes.

«En ce moment, selon les études du gouvernement, il n'y a que 8% des personnes aptes à intégrer le travail qui sont en mesure de le faire sans avoir besoin d'un support additionnel. Les gens ont besoin, dans certains cas, de formation ou d'une aide spécifique pour être en mesure d'intégrer le marché du travail et d'y demeurer», explique Sylvain Bergeron.

«Dans le cadre du programme de subvention salariale, il n'était pas rare qu'une fois la subvention terminée, l'employé n'était pas maintenu en poste. À long terme, ce n'est pas une recette pour aider les personnes exclues du marché du travail à développer leurs compétences et leurs qualifications», indique Brigitte Claveau, présidente régionale du SFPQ.

Le syndicat des fonctionnaires provinciaux, dont les membres administrent les différents programmes d'employabilité, a ainsi des doutes quant aux mesures qui découleront de l'adoption de cette loi. Pour le moment, les organismes nagent un peu dans l'inconnu puisque les détails de la loi seront définis lors de l'adoption du règlement.

Il y a en ce moment beaucoup d'inquiétude quant à la possibilité que le gouvernement procède à des coupes des montants de base que les gens reçoivent s'ils n'acceptent pas de participer à un programme. Les groupes font référence à une déclaration du ministre Sam Hamad qui laissait entendre que la personne allait choisir de vivre avec 308$ par mois.

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