Douleur partagée par la mère de David Fortin

Caroline Lachance a pensé que les ossements découverts... (Photomontage, Le Nouvelliste et Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Caroline Lachance a pensé que les ossements découverts étaient ceux de son fils.

Photomontage, Le Nouvelliste et Le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Lorsque Caroline Lachance s'est couchée samedi soir, elle croyait en la possibilité que les ossements retrouvés en Mauricie soient ceux de son fils, David Fortin. «Comment je me sentais, ça ne se décrit pas. Le coeur me débattait tellement vite. Ce sont des émotions trop intenses.»

Caroline Lachance a pensé que les ossements découverts... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 1.0

Agrandir

Caroline Lachance a pensé que les ossements découverts étaient ceux de son fils.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

David Fortin est disparu depuis le 10 février 2009. Il n'y a pas une journée qui passe sans que ses parents pensent à lui. Samedi, lorsqu'ils ont appris que des ossements d'une personne mineure avaient été découverts, un espoir nouveau est né. «Des informations obtenues au fil des dernières années nous ont permis d'apprendre que David aurait été vu à Saint-Tite et La Tuque. Je me disais donc que c'était possible que les ossements découverts à Trois-Rivières soient les siens. J'ai envoyé un courriel à Enfant-Retour avant de me coucher.»

C'est justement une intervenante de l'organisme qui l'a contactée, à une heure du matin. «Elle m'a dit que les ossements étaient ceux de Cédrika. J'ai tout de suite réveillé Éric (le père de David) pour le lui dire que ce n'était pas David, mais bien Cédrika. J'ai ensuite envoyé un texto à M. Provencher pour lui dire que nous étions là s'il avait besoin et pour offrir mes sympathies.»

«On savait que c'était encore plus plausible que ce soit Cédrika, mais on espère toujours. Ce n'était pas notre tour.»

Les parents de David Fortin, qui a aujourd'hui 21 ans, n'ont pas fermé l'oeil du reste de la nuit.

«Malheureusement, il s'agit d'un dénouement que l'on ne voudrait pas, mais c'est encore mieux que de ne rien savoir. On aimerait mieux se faire dire qu'il est décédé que de vivre comme présentement, avec la pensée qu'il pourrait se faire faire du mal, se faire abuser. Je ne veux pas passer le reste de ma vie à craindre. Je me couche tous les soirs en espérant que personne n'en abuse.»

Mme Lachance espère encore que son fils reviendra à la maison. «On s'accroche sur l'espoir que tout est possible. On retrouve des enfants disparus après 20 ou 30 ans, encore vivants. La découverte des ossements de Cédrika ramène dans l'actualité que d'autres enfants sont disparus, dont David. (La découverte des ossements et non de l'enfant vivant), c'est la pire des choses, et ce n'est pas cela que l'on veut. On voudrait retrouver notre enfant vivant. Il y a toujours des milliers de questions qui se posent. On espère toujours avoir la bonne information qui va nous mener à David. Quand les gens se promènent dans les bois, quand ils marchent dans des lieux moins passants, on veut qu'ils observent. Dans la vie de tous les jours, aussi. On espère un dénouement bientôt, mais différent de celui des Provencher.»

Une grande ressemblance avec Cédrika

Enfant, la soeur de David Fortin ressemblait énormément à Cédrika. Tellement que des gens arrêtaient Caroline Lachance pour lui demander l'identité de sa fille. «Nous nous disions que ça devait être terrible de perdre un enfant, mais que ça ne pouvait pas arriver à Alma!»

À ce moment-là, Caroline Lachance était loin de se douter que deux ans plus tard, sa famille vivrait un drame similaire à celui de la famille Provencher, avec la disparition de David. «Quand nous sortions à Alma, Chicoutimi, Québec, peu importe, des gens regardaient ma fille et je me sentais obligée de leur dire que ce n'était pas Cédrika. Je savais qu'elle lui ressemblait beaucoup. Tout le monde me le disait.»

Caroline Lachance et son conjoint compatissaient déjà avec la famille Provencher à ce moment. «On se disait que ça devait être terrible de perdre un enfant. On imaginait comme ce serait affreux que notre enfant ne soit plus là. Et puis la disparition de David s'est produite. C'est la pire chose qui soit. On pensait que ça pouvait arriver à Montréal, pas à Alma. Jamais.»

Partager

À lire aussi

  • Jean-Marc Beaudoin | <em>Cédrika: on respire, enfin!</em>

    La Griffe à Beaudoin

    Cédrika: on respire, enfin!

    C'est dans un boisé humide et broussailleux, aux limites de la ville, qu'elle a été retrouvée, son petit corps d'enfant ayant été livré aux... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer