Résidus de bauxite: les citoyens s'organisent

L'expansion du site de disposition des résidus de... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'expansion du site de disposition des résidus de bauxite de l'Usine Vaudreuil suscite la crainte d'un groupe de citoyens qui ont créé un comité dont la première rencontre s'est tenue la semaine dernière.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les citoyens s'organisent contre le projet d'expansion du site d'entreposage de résidus de bauxite de l'usine Vaudreuil de Rio Tinto Alcan (RTA). Le comité Citoyens pour un Vaudreuil durable (CVD) vient d'être mis sur pied. L'organisation souhaite protéger la zone verte, située au coeur de Saguenay, que compte utiliser la compagnie pour l'agrandissement de son site.

En effet, l'usine devra fermer en 2022 si RTA ne trouve pas un autre lieu d'entreposage de résidus de bauxite, communément appelé lac de boues rouges. La compagnie, rappelons-le, propose l'implantation d'un nouveau site de 110 hectares dans la zone verte, entre Jonquière et Chicoutimi. Cette solution, qui permettrait de prolonger la durée de vie de l'Usine Vaudreuil jusqu'en 2047, a été présentée aux citoyens dans le cadre de consultations publiques, en octobre dernier.

Le CVD, qui s'est réuni pour la première fois mercredi dernier, s'oppose à cet agrandissement et tentera de convaincre la compagnie de développer une alternative devant permettre de conserver les emplois tout en protégeant le secteur boisé prisé par les amateurs de plein air.

«On a décidé de former un comité sérieux pour montrer aux élus et à la compagnie qu'on n'était pas qu'une dizaine d'opposants. Notre comité est composé de huit administrateurs provenant de tous les milieux, ingénieurs, spécialistes de la santé, du droit. Et à notre première réunion, près de 75 citoyens se sont déplacés. Ce n'est pas rien», plaide Lana Pedneault, présidente du comité.

Lors de cette première rencontre, le comité a également nommé six citoyens pour représenter l'organisation au sein du comité de travail créé par Rio Tinto.

Jointe hier, la porte-parole régionale de la compagnie a rappelé que le projet ne verra pas le jour s'il n'atteint pas l'acceptabilité sociale. RT prévoit donc poursuivre les discussions avec les citoyens inquiets.

«Le projet, pour qu'il se réalise, doit être socialement accepté, responsable sur le plan environnemental et viable économiquement. Donc ce nouveau comité, qui est une nouvelle tribune pour les citoyens, s'inscrit dans notre volonté de poursuivre le dialogue», précise Xuan Lan Vu, porte-parole de Rio Tinto.

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