Menace de conflit chez RTA: catastrophe appréhendée à Alma

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L'Usine Alma de Rio Tinto Alcan

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Les conventions collectives des syndicats des Installations portuaires, de l'Usine Alma, d'Énergie Électrique Nord et de Roberval-Saguenay viennent à échéance le 31 décembre. Les 1200 travailleurs de ces syndicats sont regroupés dans une coalition qui négocie présentement les questions des fonds de pension et du monétaire avec Rio Tinto Alcan. Les enjeux locaux, dont celui de la sous-traitance, qui était à l'origine du conflit de 2012 à Alma, sont réglés dans la plupart des syndicats. Seuls Énergie Électrique Nord et les cols blancs de l'Usine Alma n'ont toujours pas conclu d'entente.

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Marc Asselin, maire d'Alma, croit que les nouvelles semblent meilleures qu'en 2012.

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Un deuxième lock-out en quatre ans serait «une catastrophe», selon le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis. «Il y a encore des commerces et des employés qui ne se sont pas remis du lock-out de 2012», note-t-il.

André Paradis pense qu'il serait extrêmement difficile de vivre un nouveau lock-out. «En plus du lock-out des concessionnaires, s'il devait en plus y avoir un lock-out chez Rio Tinto Alcan, il resterait juste les églises à mettre en lock-out!»

La nouvelle présidente de la Société de développement commercial d'Alma, Chantale Tremblay, du commerce Le Mercier, explique que les commerces sont en moins bonne position financière qu'en 2012.

«Au niveau du commerce au détail, nous sommes toujours les premiers touchés après un tel événement. L'économie tourne présentement au ralenti, alors c'est clair que personne n'est en position pour avoir un deuxième lock-out. On essaie par contre d'être positifs et de rappeler aux gens qu'il n'y a pas que Rio tinto Alcan qui fait vivre la région.»

Le maire d'Alma, Marc Asselin, croit que les nouvelles semblent meilleures qu'en 2012. «Ce que j'ai comme information, c'est que les deux parties veulent négocier. Le discours semble plus souple qu'en 2012. L'économie est déjà difficile, il ne faudrait pas rajouter un deuxième lock-out. Nous avons tous cette même inquiétude: personne ne veut que ça arrive.»

Selon le président de la Chambre de commerce, Keyven Ferland, «les gens ne se prononcent pas sur les raisons du conflit, mais davantage sur le fait que ça ferait mal. Il y a encore des cicatrices de 2012. Par contre, nos PME sont le poumon de notre économie. Il faut donc continuer à investir et acheter local malgré la possibilité d'un lock-out.»

«Il y a des solutions qui existent»

(KBM) - Le président du Syndicat des travailleurs de l'aluminium d'Alma, Alexandre Fréchette, estime qu'il est possible de conclure une entente avec Rio Tinto Alcan. «Il y a des solutions qui existent, il faut juste s'asseoir ensemble.»

Cinquante pour cent des employés de RTA dans la région sont réunis au sein de la coalition qui négocie présentement avec l'employeur.

«L'employeur semble envisager le lock-out, il semble dire qu'il va nous mettre à la rue, mais de notre côté on le répète: il faut négocier. On pense qu'on est mieux de le faire avant un conflit», exprime Alexandre Fréchette, qui affirme qu'il «n'est pas question de grève.»

Des rencontres de conciliation ont eu lieu dans les dernières semaines et d'autres sont prévues, mais les deux parties refusent de dévoiler le calendrier.

Alexandre Cloutier

Alexandre Fréchette a apprécié la sortie du député péquiste Alexandre Cloutier au Cercle de presse. M. Cloutier a affirmé souhaiter une entente, mais a surtout demandé jusqu'où la région était prête à aller en termes de baisse du nombre d'employés en échange des mêmes redevances à la compagnie.

«Le lock-out de 2012 a coûté 130 millions$ aux Québécois, soit le budget annuel du ministère de l'Environnement! (...) On est passés d'à peu près 15 000 emplois, à 12 000, à 10 000, à 9000, à 7000, à 5000, et là on a à un peu plus que 2000. (...) Il y a un choix de société qui a été fait de laisser la production d'électricité en échange de production d'aluminium et de création d'emplois de qualité», avait dit le député de Lac-Saint-Jean, mercredi.

«Enfin un politicien régional a brisé l'omerta, a affirmé M. Fréchette en entrevue téléphonique, hier. Nous sommes vraiment contents d'avoir entendu Alexandre Cloutier dire ce que nous disons depuis longtemps: RTA reçoit d'énormes avantages, donc on doit en contrepartie retirer notre part du gâteau.»

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