Des demandes peuvent être faites

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Les médecins Céline Benoit et Donald Aubin ont présenté au conseil d'administration les grandes lignes les politiques entourant la Loi concernant les soins de fin de vie.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Dès ce matin, les personnes de la région qui voudraient faire une demande d'aide médicale à mourir pourront le faire.

Le conseil d'administration du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean a adopté hier soir à Roberval les politiques entourant la Loi concernant les soins de fin de vie.

La médecin Céline Benoit qui a piloté le dossier dans la région pense que des gens vont faire la demande dans les prochains jours. «De ce que j'ai entendu lors des rencontres de consultation, j'ai été informé que des personnes attendent que la loi passe pour faire la demande. Par contre, il y aura des délais. La démarche est très encadrée», a-t-elle affirmé.

Seule une personne en fin de vie peut demander elle même l'aide médicale à mourir. Elle doit être atteinte d'une maladie grave et incurable et se trouver dans une situation médicale caractérisée par un déclin avancé et irréversible de ses capacités. De plus, elle doit éprouver des souffrances physiques ou psychiques constantes.

«La personne doit faire la demande à son médecin traitant et puis un deuxième médecin complètement indépendant évaluera la demande. Le processus administratif sera ensuite enclenché. Si l'aide à mourir est acceptée, le médecin va demander tout au long du processus si c'est encore son choix jusqu'au temps d'injecter le médicament qui mettra fin au jour de la personne», résume Céline Benoit.

Le CIUSS peut appliquer la loi dès ce matin, car l'appel logé par le gouvernement permet de suspendre les effets du jugement de la Cour supérieure. Aussi, le gouvernement tient à rassurer les médecins qu'ils ne pourraient pas être poursuivis s'ils aident une personne à mourir dans le contexte juridique.

Pour faciliter son application, deux infirmières veilleront à accompagner les patients et leur famille dans les démarches pour entreprendre une démarche de demande d'aide à mourir ou de la sédation palliative continue. Il sera possible d'avoir accès à leurs coordonnées sur le site Internet du CIUSS.

Concernant la sédation palliative continue, la demande peut être faite par le patient ou par un membre de la famille. «C'est dans les cas où les gens sont en fin de vie et ont déjà une médication pour limiter leur souffrance. Au fond, elle demande au médecin de les endormir pour les conduire vers la mort. C'est un processus qui s'espace dans le temps sur période d'environ deux semaines», mentionne-t-elle.

De plus, à partir de demain toutes personnes majeures peuvent faire une demande pour remplir un formulaire de «directives médicales anticipées». Ces directives permettent de faire des choix à l'avance sur la manière d'être soignée en fin de vie. En cas où elle deviendrait inapte à  consentir aux soins, la personne peut demander de ne pas être réanimée lorsque dans le coma ou de ne pas faire de l'acharnement thérapeutique.

Un comité pour Maria-Chapdelaine

La MRC de Maria-Chapdelaine pourra avoir son comité consultatif au sein du CIUSSS.

Le conseil d'administration a adopté une résolution en ce sens hier soir. Un comité de travail a été créé. Il aura le mandat de cibler les organismes qui pourront présenter des listes de noms pour former le comité composé de sept personnes. Par la suite, des propositions de noms seront soumises au conseil d'administration. Finalement, le comité de travail va élaborer les modalités de fonctionnement et le mandat du comité consultatif.

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