Jonquière ouvre ses portes à une famille syrienne

Un groupe de citoyens en lien avec la... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Un groupe de citoyens en lien avec la paroisse Saint-Dominique de Jonquiere accueillera une famille syrienne.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Une famille de Syriens trouvera refuge à Jonquière grâce à l'initiative d'une équipe de personnes liées à la paroisse Saint-Dominique. Le groupe de parrainage souhaite ainsi contribuer à l'effort de solidarité internationale et demande l'appui de la population afin de recueillir les 21 000$ nécessaires au projet.

Cette démarche teintée d'humanité est réalisée en lien avec des membres de l'Église chrétienne missionnaire.

Le groupe, guidé par le père Mario Brisson, est composé des abbés Louis-Marie Beaumont et Daniel Jean, en plus des citoyens Nicole Jean, Anne-Marie Chapleau, Jean Martel, Judith Schroeder-Tabah et Douglas Schroeder-Tabah.

«Quatre millions de personnes ont dû fuir la Syrie à cause de la guerre et de la violence. Depuis, de nombreuses familles cherchent une terre d'accueil. L'une d'elles pourra trouver refuge à Jonquière au cours des prochains mois», a affirmé l'abbé Louis-Marie Beaumont, d'entrée de jeu.

Les réfugiés peuvent venir s'établir au Québec via deux processus distincts, soit par la prise en charge de l'État ou par parrainage d'organismes ou de groupes d'individus de deux à cinq personnes. Cette deuxième option nécessite un engagement financier important, puisque les parrains doivent prendre en charge les coûts de logement, de nourriture et d'habillement des réfugiés pour une période d'un an, en plus de soutenir les nouveaux immigrants dans leur démarche de francisation, d'emploi et de scolarisation, notamment.

Pour répondre à cet engagement, le groupe de parrainage a entrepris de récolter 21 000$. Déjà, 15 000$ ont été amassés grâce aux dons de nombreux particuliers.

«Nous nous tournons maintenant vers le milieu des affaires, les paroissiens, les professionnels pour les besoins particuliers et le public. C'est une affaire de coeur et de solidarité», a fait valoir l'abbé Beaumont, qui invite d'autres groupes et organismes à se laisser toucher par la situation des familles qui se cherchent une terre d'accueil au péril de leur vie. «L'appel est lancé en particulier aux paroisses du diocèse», a-t-il ajouté.

«C'est à nous, les parrains, de nous occuper des gens accueillis. Nous devenons en quelque sorte la famille de cette famille-là. C'est un engagement personnel de solidarité et de générosité», a confié Douglas Schroeder-Tabah.

Pour trouver le manque à gagner, le Souper Solidarité sera tenu le 20 février, à 17 h, au Patro de Jonquière.Les paroissiens seront également sollicités en fin de semaine, puis une rencontre d'information aura lieu le 18 décembre, à 9 h, au Parvis de la Place Centre-ville de Jonquière.

Par ailleurs, le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, présent à la conférence de presse, a remis un montant de 1000$ pour soutenir le groupe de parrainage, en plus de l'aider dans cette démarche. M. Gaudreault a promis son soutien aux parrains dans cet élan de générosité.

«C'est le seul groupe qui m'a interpellé à ce sujet, mais peut-être que l'initiative va en inspirer d'autres», a-t-il affirmé, après avoir déploré devant le Cercle de presse que Saguenay n'ait pas été ciblée pour l'accueil de réfugiés.

Si les sommes amassées dépassent l'objectif, l'abbé Beaumont ne ferme pas la porte à l'accueil d'une seconde famille syrienne.

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault a offert... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

Agrandir

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault a offert une contribution de 1000$ au groupe de parrains, dont fait partie l'abbé Louis-Marie Beaumont.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

La famille catholique arriverait après les Fêtes

La famille parrainée, qui serait composée d'un couple catholique de confession maronite et de leurs trois enfants, pourrait arriver avant Noël, mais les chances sont plus grandes pour une venue après le temps des Fêtes, selon l'abbé Louis-Marie Beaumont.

«Nous avions dit aux Missions jésuites que nous n'avions aucune préférence quant à la religion de la famille accueillie, mais ils nous ont proposé une famille catholique de rite maronite pour favoriser son intégration dans notre communauté. Le groupe, on s'est laissé porter, tout simplement», a partagé l'abbé.

Déjà, des démarches ont été entreprises auprès de la Commission scolaire de la Jonquière, du Centre linguistique du Collège de Jonquière et de la Saint-Vincent-de-Paul pour assurer l'éducation, la francisation et l'habillement des réfugiés accueillis. Plusieurs possibilités de logement sont aussi étudiées.

Plusieurs catholiques de la Syrie se trouvent dans les camps de réfugiés au Liban, en Jordanie, en Turquie et en Irak, notamment. La plupart des réfugiés ont été contraints par l'État islamique de s'exiler, alors que les deux autres choix offerts par les djihadistes étaient de se convertir à l'Islam ou de se faire exécuter.

En septembre, le premier ministre Philippe Couillard avait également annoncé au Quotidien son intention de parrainer une famille syrienne désireuse de s'installer au Québec, avec son épouse et d'autres personnes.

Il avait entrepris des démarches, ému par la photo du corps du jeune Alan Kurdi, mort noyé, qui était devenu le symbole de la crise des migrants syriens. Le député de Roberval, qui n'a pas répondu à la demande d'entrevue du Quotidien hier à ce sujet, espérait ainsi donner l'idée à d'autres Québécois de poser un geste concret pour ces gens dans le besoin.

Quant au groupe de parrainage lié à la paroisse St-Dominique, c'est l'invitation du pape François en date du 9 septembre qui a donné l'idée à l'abbé Daniel Jean d'entreprendre les démarches.

Enfin, il y a quelques jours, le maire Jean Tremblay a affirmé avoir entamé des discussions avec Québec pour l'accueil de réfugiés syriens à Saguenay, bien que la capitale régionale ne fasse pas partie de la liste des villes destinées à recevoir une part des réfugiés. Selon le directeur des communications de la ville de Saguenay, Jeannot Allard, le dossier n'a pas cheminé depuis la lettre du premier magistrat publiée dans nos pages.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer