Villa Saint-Alexis: le Conseil central appuie la grève

Gaston Langevin, vice-président de la FSSS-CSN, et Engelbert... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Gaston Langevin, vice-président de la FSSS-CSN, et Engelbert Cottenoir, président du Conseil central.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

En grève depuis le 14 novembre dernier, les 30 travailleuses de la Villa Saint-Alexis de La Baie ont reçu un appui inconditionnel du Conseil central Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSN) dans leurs revendications, entre autres, pour obtenir une augmentation de 50 cents de l'heure au cours des trois prochaines années.

À l'occasion d'une question de privilège inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale du conseil, Lucie Tremblay, responsable de la mobilisation au sein du Syndicat des centres d'hébergement privés, section Villa St-Louis, a rappelé que le taux horaire à l'embauche au sein de cet établissement se situe à 10,77$. Seulement cinq personnes disposent d'un statut d'employée à temps complet sur la trentaine de salariées qui y oeuvrent, ce qui l'amène à conclure que tous vivent sous le seuil de la pauvreté pour prendre soin des personnes âgées qui nécessitent des soins personnels comme des changements de couches, l'aide à l'alimentation, etc. «Pour nous, l'enjeu principal est lié à la rémunération du personnel et la marge qui nous sépare n'est que de 10 000$ alors que l'employeur Cajetan Bouchard vient d'investir 17 M$ pour agrandir la Villa St-Alexis», a déclaré Mme Tremblay.

Elle a mentionné qu'au moment de la rupture des pourparlers, l'employeur proposait aux syndiquées qu'elles renoncent à cinq congés personnels après avoir déjà bénéficié de concessions lors de l'acquisition de l'immeuble, il y a deux ans, avec le renoncement à deux jours de congé fériés. L'objectif de l'employeur est de récupérer le 10 000$ de demandes syndicales.

Engelbert Cottenoir, président du conseil central, a dénoncé les agissements de l'entrepreneur Cajetan Bouchard, propriétaire de l'immeuble de 120 unités qui, selon lui, s'enrichit à même les revenus de fonds de pension qu'ont défendu les ex-travailleurs qui constituent sa clientèle. Parce que la Loi sur les services essentiels s'applique et que la grève se limite à priver les résidents de 10% de la prestation de services, l'employeur économise d'autant, selon M. Cottenoir. Or l'employeur n'a pas revu à la baisse les loyers et continue d'empocher les chèques des loyers. Les personnes âgées voient leur nourriture servie dans de la vaisselle de plastique tandis que certains doivent aller chercher leurs ustensiles, puisque les tables ne sont pas montées.

Gaston Langevin, vice-président de la FSSS-CSN, a rappelé que les syndiqués ont choisi de négocier de façon regroupée puisque ce sont à peu près toutes les mêmes conditions qui prévalent dans ces résidences./L'un des problèmes est qu'il y énormément de rotation de personnel dans ces établissements, environ 50% par année. On doit améliorer les conditions de travail de ces personnes afin d'assurer une certaine stabilité dans le personnel», conclut M. Langevin.

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