Une filière pour la fourrure nordique

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Serge Simard a annoncé une contribution de 235 400$ pour le développement de la filière fourrure nordique.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Un premier jalon concret a été posé dans le développement d'une filière de la fourrure nordique avec l'implantation d'une formation en taxidermie et la mise en oeuvre d'un plan d'action.

Le député de Dubuc, Serge Simard, a annoncé l'octroi d'une somme de 235 400 $ pour soutenir cette filière qui a été priorisée lors du sommet économique régional. « Il y a une renaissance au niveau mondial pour la fourrure, principalement en Chine et en Russie, et le Québec doit saisir l'opportunité de s'attaquer à ces marchés. C'est à quoi servira cette filière de la fourrure nordique », a-t-il déclaré en conférence de presse.

Pour répondre à la demande, une entreprise comme Bilodeau de Normandin a besoin d'employés qualifiés, mais il n'existe pas de formation en taxidermie. C'est pour cette raison qu'Emploi Québec a confié à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets de développer une formation de 600 heures à une douzaine de personnes sans emploi. « Ça prend environ deux ans à former un employé pour voir s'il sera vraiment un bon taxidermiste. Cette formation va nous donner un coup de main formidable. C'est un art qui demande beaucoup de dextérité, on fait de la sculpture, de la peinture, de la soudure et bien d'autres choses », mentionne le copropriétaire de Mario Bilodeau.

C'est pour réussir à bien former les personnes que la Commission scolaire a fait appel à une ressource spécialisée dans le domaine pour élaborer une formation sur mesure dont le volet pratique sera enseigné dans les ateliers de Bilodeau. Les personnes inscrites ont de grandes chances de décrocher un emploi après la formation.

La communauté de Mashteuiatsh va aussi bénéficier de cette filière. Le propriétaire de René Roberston fourrure, Édouard Robertson, y voit de grandes perspectives de développement. « Je représente la sixième génération de Robertson associée à la fourrure. Ce projet va permettre de mettre en valeur les pratiques ancestrales des premières nations. C'est une lueur d'espoir pour le développement économique de la communauté », a-t-il indiqué.

Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, qui orchestre la mise en place de cette filière, voit grand. On pense créer des centaines d'emplois et générer des retombées économiques de plusieurs millions. Le marché est en explosion et on veut développer de nouveaux produits innovants de très grande qualité en utilisant les technologies avancées d'apprêtage. Aussi, on veut développer des produits de traditions ancestrales innus.

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