Un locataire craint pour sa sécurité à Jonquière

  • La détérioration d'une fenêtre extérieure laisse croire que le mur s'affaiblit. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    La détérioration d'une fenêtre extérieure laisse croire que le mur s'affaiblit.

    Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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  • Des infiltration d'eau provenant du terrain en pente explique la présence de pourriture. (Photos courtoisie)

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    Des infiltration d'eau provenant du terrain en pente explique la présence de pourriture.

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  • Sur la photo, on peut constater que le plancher s'est affaissé de quelques pouces. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    Sur la photo, on peut constater que le plancher s'est affaissé de quelques pouces.

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  • La chaleur dégagé pendant l'incendie survenu à l'entrepôt Potvin et Bouchard, a eu pour effet d'entraîner des bris des vitres des fenêtres. (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    La chaleur dégagé pendant l'incendie survenu à l'entrepôt Potvin et Bouchard, a eu pour effet d'entraîner des bris des vitres des fenêtres.

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  • Au cours des derniers jours, l'immeuble qui logeait autrefois les services administratifs de Potvin et Bouchard a été démoli dans le cadre du projet de revitalisation du centre-ville. Les travaux de dynamitage qui auront lieu font craindre le pire à Yves Dorval, qui habite le 3879 rue Saint-Jean.<br /><br /> (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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    Au cours des derniers jours, l'immeuble qui logeait autrefois les services administratifs de Potvin et Bouchard a été démoli dans le cadre du projet de revitalisation du centre-ville. Les travaux de dynamitage qui auront lieu font craindre le pire à Yves Dorval, qui habite le 3879 rue Saint-Jean.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Yves Dorval, un locataire jonquiérois demeurant au 3879 rue Saint-Jean, derrière l'ancienne succursale Potvin et Bouchard, craint pour sa sécurité et celle de sa voisine de l'étage supérieur. Le locataire prétend qu'une partie de l'immeuble qu'il habite risque de s'effondrer en raison de l'état de pourriture de la structure, mais aussi en raison des travaux de dynamitage qui pourraient être réalisés dans le cadre de travaux de revitalisation du centre-ville.

Ce citoyen habite l'immeuble, propriété d'une compagnie à numéro détenu par l'homme d'affaires et promoteur immobilier Yvan Bergeron depuis une douzaine d'années, et paie un loyer mensuel de 310 $ par mois (M. Bergeron est celui qui a annoncé il y a quelques semaines en compagnie de Hughes Harvey son intention d'investir 21 M$ dans un nouveau développement au centre-ville).

Au loyer qu'il paie, M. Dorval est conscient qu'il est loin d'habiter un château, loin de là, puisque l'état de l'immeuble suggère davantage le mot taudis.

M. Dorval constate depuis quelques mois des changements à son logement puisque le plancher d'une annexe s'élevant sur deux étages s'est affaissé tandis que le mur extérieur est arrondi. Une vérification effectuée à l'aide d'un niveau de quatre pieds permet de constater l'état du mur et du plancher. Des images prises par M. Dorval dans le vide sanitaire, sous l'annexe, permettent d'expliquer le comportement de la structure. On peut constater que des pilastres et des poutres de bois suintant d'humidité reposant sur le roc et soutenues par des blocs de bois sont complètement pourries et n'ont sans doute aucune force pour supporter le plancher. En raison de la détérioration de cette partie, M. Dorval a décidé de condamner la pièce et de n'y pénétrer que pour y faire sa lessive. L'état des fenêtres extérieures laisse croire que le mur travaille.

Il faut préciser que la détérioration de l'immeuble a déjà fait l'objet d'un rapport d'inspection signé en juillet 2006 par l'inspecteur en bâtiment Dany Villeneuve qui ordonnait alors au propriétaire de l'époque, Bousix, gestionnaire de Potvin et Bouchard, de vérifier l'état des murs extérieurs, de la toiture et d'éliminer toutes traces de moisissure aux plafonds des chambres et d'enrayer de façon définitive le problème d'infiltration d'eau à la cave. Selon M. Dorval, les vérifications des murs et de la toiture ont été effectuées à l'époque.

Incendie

La dégradation de l'immeuble s'est poursuivie l'été dernier à la suite de l'incendie survenu à l'entrepôt de Potvin et Bouchard, tout juste en face de la propriété. Selon M. Dorval, la chaleur de l'incendie attisé par de forts vents a eu pour effet de casser les vitres de cinq fenêtres.

Bien conscient que l'immeuble sera appelé à être démoli prochainement, M. Dorval ne demande pas que la propriété soit refaite à neuf, mais qu'au moins le minimum soit fait pour assurer la sécurité des occupants. « Je suis allé voir M. Bergeron pour faire réparer les vitres. Il m'a dit qu'il ne mettrait pas un cent pour réparer cette maison ».

Clause illégale

Chose certaine, le propriétaire est conscient des problèmes puisque, le 1er juillet dernier, il a fait signer une clause à son locataire, dont nous avons obtenu copie, à l'effet que « le logement (sic) n'augmentera pas à la condition que le locataire accepte le loyer tel qu'il est en ce moment incluant humidité, champignons et infiltration d'eau.

Devant cette situation, M. Duval a consulté Me René Durocher qui lui a indiqué par lettre que cette clause est totalement illégale et contraire à l'ordre public. Le locateur d'un immeuble est effectivement tenu de délivrer au locataire le bien loué en bon état de réparation de toutes espèces et de lui procurer la jouissance paisible pendant toute la durée du bail.

Inspecteur

M. Dorval affirme avoir communiqué avec le service d'inspection de la ville, autour du 6 novembre dernier, en particulier avec l'inspectrice Véronique Tremblay, à qui il a montré les photos du vide sanitaire.

Selon M. Dorval, Mme Tremblay devait inspecter l'immeuble, mais ne s'est jamais présentée sur place. «Ce qui m'inquiète actuellement, c'est ma sécurité et celle de la locataire du dessus qui loge avec un enfant. Avec les travaux de dynamitage qui vont se faire, je crains que l'immeuble s'effondre».

Le locataire a déposé une demande à la Régie du logement afin d'obtenir une réduction de loyer de 75 $ en raison de la partie de logement condamnée. Il sera entendu le 15 décembre prochain.

Invité à donner sa version vendredi après-midi, le propriétaire de l'immeuble, Yvan Bergeron, n'a pas répondu à notre appel. Du côté de Saguenay, le directeur des communications Jeannot Allard s'est engagé à donner suite au dossier.

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