Réforme des commissions scolaires

Opinions partagées dans la région

Les présidents et présidentes des commissions scolaires de... (Archives Le Quotidien)

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Les présidents et présidentes des commissions scolaires de la région, Éric Bergeron, Antonin Simard, Roxanne Thibeault et Brigitte Gagné, participaient à une rencontre de la Fédération des commissions scolaires du Québec, hier soir.

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Le projet de loi sur l'organisation et la gouvernance des commissions scolaires, déposé vendredi à l'Assemblée nationale, divise les principaux concernés dans la région.

Selon le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard, la neutralité est la première victime du projet de loi. «C'est une ombre à la démocratie citoyenne. Nous partons d'une démocratie représentative à une représentation participative. Les représentants au conseil scolaire vont être élus petit groupe par petit groupe. Ça va être dangereux d'avoir des gens avec des intérêts particuliers. Ce n'est définitivement plus la même démocratie», dénonce-t-il.

«On s'y attendait, mais on est très déçus, ajoute-t-il. La meilleure solution, comme dans les autres provinces, était de faire les élections scolaires avec les élections municipales. On aurait réglé le problème de la participation.» Son homologue de la CS De La Jonquière, Éric Bergeron, s'explique également mal que cette solution ait été écartée.

Considérant le projet de loi comme une insulte à son engagement, Éric Bergeron accuse par ailleurs le gouvernement d'incohérence concernant la tenue d'une élection pour nommer les six représentants de la communauté si le nombre de signataires en faveur atteint 15% des parents. «Ça permet un système à deux volets. Le voisin marche d'une façon; l'autre, d'une autre. C'est tiré par les cheveux.»

«Le projet de loi n'ajoute rien en fonction de la réussite des élèves. Le ministre joue seulement dans la structure. Il n'a pas mis le doigt au bon endroit», renchérit M. Bergeron.

Pour sa part, la présidente de la CS du Pays-des-Bleuets, Brigitte Gagné, est plutôt encouragée. «Je vois des choses intéressantes, comme le comité de partage des ressources. C'est le modèle qu'on a ici. Ça favorise l'autonomie des écoles et une certaine décentralisation. Il y a aussi le volet de la diminution de la reddition de comptes.»

«J'ai milité beaucoup pour le droit de vote des parents au conseil, reprend-elle. C'est un plus, comme la représentation de la formation professionnelle, du municipal, de la culture et des sports. Je pense que ça peut être un bon levier.»

Enfin, les présidents des CS De La Jonquière et des Rives-du-Saguenay demandent la tenue d'un débat digne de ce nom avant l'adoption du projet de loi.

La présidente de la CS Lac-Saint-Jean-Est, Roxanne Thibeault, n'a pas rendu l'appel du Quotidien.

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