Le STEEN votera sur la grève le 17

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Des travailleurs de la division Énergie électrique de Rio Tinto ont manifesté à l'hôtel Delta, où se tiennent des négociations entre le syndicat et l'employeur, et au Manoir du Saguenay, vendredi.

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Les négociations locales entre Rio Tinto Alcan et le Syndicat des travailleurs d'énergie électrique nord (STEEN-SCFP), prennent un virage inattendu alors que les employés, réunis en assemblée générale jeudi soir, ont opté pour la tenue d'un vote de grève lors d'une seconde assemblée générale qui aura lieu le 17 décembre.

La grogne au sein des 232 membres du syndicat a été provoquée par l'annonce de l'entreprise, au cours des dernières semaines, de procéder à une réduction des effectifs syndiqués de l'ordre de 50%. Rio Tinto Alcan est revenue à la charge avec son projet de confier à la sous-traitance tout le travail de soutien aux activités réalisées quotidiennement dans les installations électriques.

«Depuis 2010, l'employeur nous ramène son intention de procéder à une diminution des effectifs syndiqués. Nous sommes toujours parvenus à contrer cette volonté en trouvant des solutions dans le cadre du Comité permanent du changement. Aujourd'hui, l'employeur décide d'interpréter à sens unique la notion de Comité permanent de changement et nous annonce son intention sans aucune autre discussion possible», explique Patrice Girard, président du STEEN-SCFP, dont les membres ont tenu une manifestation devant le Centre des congrès de Jonquière, vendredi, où une séance de négociation était prévue pendant l'avant-midi.

Pour le syndicat, la position de l'employeur n'est pas tenable puisque les opérations des centrales et barrages constituent une activité d'avenir pour Rio Tinto Alcan et il n'est pas question de fermeture comme c'est le cas au Complexe Jonquière, alors que le recours à la sous-traitance a été introduit pour remplacer les départs à la retraite dans les salles de cuves précuites qui disparaîtront d'ici quelques années.

Le président du syndicat indique que l'entreprise n'a pas l'intention de faire de mises à pied au sein du personnel régulier. Elle entend procéder à une forme d'attrition du personnel syndiqué par des départs à la retraite. Les retraités seraient remplacés de façon progressive par des employés d'agences de placement ou de sous-traitant. L'objectif, selon le président du syndicat, est d'en arriver à confier à des personnes qui gagnent beaucoup moins cher les emplois de soutien comme le secrétariat ou la conciergerie.

«Il y a une bonne différence de salaire. Ça peut dépasser 10$ de l'heure pour le même emploi. Nous ne voulons pas nous retrouver en minorité comme c'est le cas au Complexe Jonquière puisque nous ne sommes pas dans la même situation de fermeture à court terme», insiste à nouveau le leader syndical.

Toute la question de la sous-traitance a coloré les relations de travail depuis cinq ans entre Rio Tinto Alcan et le STEEN-SCFP. Cette unité syndicale est toutefois soumise aux dispositions de la Loi sur les services essentiels. Elle aura droit de grève en théorie le 31 décembre, mais devra s'entendre avec l'employeur sur la mise en place des services essentiels. L'employeur doit également négocier une entente sur les services essentiels si jamais il a l'intention de décréter un lockout.

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