Chasseurs et pêcheurs déçus

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs ne comprend pas la décision... (Archives Le Quotidien)

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La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs ne comprend pas la décision du ministre suppléant de la Sécurité publique, Pierre Moreau, de déposer un projet de «Loi sur l'immatriculation des armes à feu», préalable à la création d'un registre québécois des armes à feu.

«Pour notre organisation, une telle action est inappropriée; ce sont l'éducation et la connaissance des notions d'entreposage et de manipulation sécuritaire des armes à feu qui, en fin de compte, sauvent réellement des vies», énonce la Fédération dans un communiqué émis jeudi.

D'autant plus qu'en mars dernier, la Cour suprême avait donné le feu vert à la destruction des données du défunt registre des armes d'épaule portant sur les propriétaires d'armes québécois, au même titre que celles concernant le reste du pays. La Fédération s'était réjouie de cette décision, soulignant qu'en pleine période d'austérité, le Québec a d'autres priorités que de s'enliser dans la bureaucratie qu'implique la création d'un registre provincial. La mise en place d'un tel registre fera perdre des ressources précieuses à la province. Malgré l'ordonnance de la Cour suprême, certaines données ont pu être recueillies in extremis par Québec en juin dernier, mais elles sont désuètes et incomplètes, n'ayant pas été compilées depuis 2012.

D'autre part, la Fédération estime que Québec impose un obstacle supplémentaire à la pratique de la chasse, alors qu'au contraire, tout devrait être mis en place pour faciliter l'arrivée de nouvelles clientèles. L'organisme rappelle que pour pratiquer la chasse avec arme à feu au Québec, les aspirants chasseurs doivent obligatoirement suivre et réussir deux formations, soit le cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu et le cours d'initiation à la chasse avec arme à feu, après quoi ils peuvent faire une demande d'obtention d'un permis d'armes à feu et des différents permis de chasse.

Le PAF, obligatoire au Canada pour posséder une arme à feu, est un outil d'information disponible qui permet déjà aux autorités de faire une enquête sur les demandeurs, et ainsi connaître l'identité des propriétaires d'armes à feu.

Pour la Fédération, le seul aspect positif dans l'annonce de jeudi est le fait qu'une simple infraction technique à cette loi n'entraînerait pas de dossier criminel. Enfin, l'organisme souligne que les données de Statistique Canada démontrent que le taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu occupait en 2014 le 2e rang des plus faibles taux jamais enregistrés depuis que les données sont devenues disponibles en 1974.

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