OMH: l'ERD réclame la présence d'un élu

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La chef de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, entend effectuer un retour sur la nomination du nouveau directeur général de l'Office municipal d'habitation (OMH), Éric Gauthier, lundi, lors de la séance du conseil municipal, en déposant une résolution pour qu'au moins un élu municipal siège au sein de cet organisme.

En marge de la tenue du Cercle de presse du Saguenay, Mme Néron affirme que l'OMH se doit de rendre des comptes aux contribuables de Saguenay puisque cet organisme financé à 90% par la Société d'habitation du Québec (SHQ) reçoit tout de même annuellement deux millions$ provenant des taxes des citoyens. Pour cette raison, l'OMH doit se plier à une reddition de comptes, y compris lorsqu'il est question de procéder à l'embauche d'un directeur général.

Malgré les prétentions de la SHQ à l'effet que le processus d'embauche n'a pas été entaché, Mme Néron soutient que les faits parlent d'eux-mêmes, à savoir que le président du conseil d'administration de l'OMH, Martin Simard, CPA, est un associé de la firme Mallette qui a procédé à la sélection des candidats. Or, le comité a écarté une candidature de calibre, une personne ayant déjà oeuvré au sein d'un OMH sur la Côte-Nord. «Dans le manuel de gestion de l'OMH, il est stipulé que si le processus d'embauche est entaché, la SHQ a le pouvoir de vérifier le processus, chose qu'elle n'a pas faite», affirme-t-elle.

L'ERD questionne également le lien qui unit l'OMH au directeur général de Promotion Saguenay, Ghislain Harvey. Mme Néron rappelle qu'en 2003, M. Harvey, alors directeur général de l'OMH, a été nommé directeur général et vice-président exécutif de Promotion Saguenay en plus d'assumer le rôle de chef de cabinet du maire Jean Tremblay.

Mme Néron affirme que depuis son départ de l'OMH, M. Harvey paie sa part comme employé de l'OMH pour son fonds de pension et son assurance-groupe. Selon elle, l'OMH continue de payer la contribution de l'employeur depuis maintenant douze ans. «Est-ce normal qu'un organisme public comme l'OMH continue de contribuer au fonds de pension et aux bénéfices marginaux de Ghislain Harvey? Est-ce que la SHQ est au fait de ces agissements et, si oui, les a-t-elle approuvés?»

Contrat de travail

Dans le contrat de travail de M. Harvey le liant à Promotion Saguenay, il est stipulé que l'employeur contribue au fonds de pension de type REER dans la proportion fixée par M. Harvey jusqu'à un maximum de 10% de la rémunération. La différence, s'il y a lieu, entre le 10% et le pourcentage fixé est versée à titre de prime applicable sur le salaire.

En ce qui a trait aux avantages sociaux, Promotion Saguenay s'est engagé à respecter les politiques que l'OMH octroyait à M. Harvey avant son entrée en fonction. Promotion Saguenay rembourse l'OMH pour que M. Harvey puisse conserver les mêmes avantages qui lui étaient dévolus par l'OMH.

Deux ou trois mandats

(Dominique Gobeil) - La chef de l'ERD, Josée Néron, appuie la recommandation de la commission Charbonneau sur la limite des mandats à la mairie à deux ou trois. Celle qui désire «moderniser la gouvernance» à Saguenay estime que 12 années au pouvoir sont suffisantes.

«C'est évident que ça peut conduire au favoritisme, il n'y a qu'à voir les nominations politiques comme celle de la vérificatrice générale adjointe», affirme-t-elle. Jean Tremblay a été élu pour la première fois maire de Chicoutimi en 1997.

Il est aussi suggéré par les commissaires que plus de délibérations des élus municipaux soient publiques et que le dépôt des documents relatifs à l'octroi des contrats publics soit fait plus tôt avant la séance du conseil. Josée Néron va plus loin. «Toutes les réunions et tous les documents qui parlent de dépenses à partir de fonds publics devraient être accessibles à tout le monde, à moins qu'on traite de sujets confidentiels comme la gestion des ressources humaines ou la sécurité publique.»

Quant au rôle de vigie que les citoyens doivent avoir dans le milieu municipal, selon le rapport de la commission, la conseillère croit que le climat n'est pas favorable. «Les gens ont peur de dénoncer, parce qu'eux ou un membre de la famille ont des emplois pour la Ville. C'est quand même beaucoup mieux depuis notre venue en 2013.»

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