PCP: le CIUSS invite à la vigilance

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Deux personnes ont été retrouvées sans vie dans cet immeuble de la rue Morin, à Chicoutimi. Une drogue de mauvaise qualité pourrait être en cause.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le décès d'Allen Tremblay et d'Éric Migneault à la suite de leur consommation présumée de PCP incite la direction du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) à lancer un appel à la vigilance auprès des cliniciens oeuvrant dans la région.

On désire que soient signalés les cas d'intoxication graves pour ainsi mieux documenter quels types de produits circulent, quels consommateurs sont les plus susceptibles d'être touchés par des problèmes graves de santé afin de déterminer ultimement à quel phénomène on assiste dans l'univers médical.

Marc-Antoine Tremblay, porte-parole du CIUSSS, avoue que la direction de la santé publique a besoin d'informations supplémentaires au sujet de la consommation de drogues dures illicites dans la région souvent coupées avec des matières très dangereuses pour la santé.

Déjà, en juin dernier, à la suite de cas d'intoxication graves survenus au Québec, le CIUSSS lançait un appel à la vigilance face aux dangers qu'encouraient les consommateurs de drogues. Dans les semaines qui ont suivi, un adolescent baieriverain a subi des problèmes graves après avoir consommé lors d'un party.

Est-ce que le CIUSSS n'aurait pas dû à ce moment prendre les mesures annoncées mercredi afin d'éviter d'autres cas? En réponse à la question, M. Tremblay a mentionné que le cas de l'adolescent baieriverain en est un parmi d'autres et qu'il est difficile de faire des liens avec les décès survenus cette semaine. «Pour le moment, on a besoin de savoir s'il y a un phénomène. Pour ce qui est d'une action préventive, M. Tremblay affirme que le CIUSSS n'est pas toujours sur le terrain. «Si un de nos cliniciens avait vu la nécessité de faire un appel à la vigilance, il l'aurait fait, mais personne n'a jugé bon de lever le drapeau.»

En vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, le directeur de la santé publique est responsable d'identifier les situations susceptibles de mettre en danger la santé de la population et de voir à la mise en place des mesures à sa protection.

M. Tremblay conclut que la prévention en toxicomanie se fait en milieu scolaire, avec l'aide des travailleurs de la rue, au cas par cas, sans nécessairement prendre la forme de grandes campagnes publicitaires à la télévision.

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