«J'étais sidérée quand j'ai entendu ça»

Un choc pour Marthe Vaillancourt

Marthe Asselin Vaillancourt... ((Archives))

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Marthe Asselin Vaillancourt

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Marthe Vaillancourt estime que la suspension de l'entrée en vigueur de la loi autorisant l'aide médicale à mourir, qui était prévue le 10 décembre, pénalise toutes les personnes qui espéraient pouvoir en bénéficier après plusieurs années de débats.

Mme Vaillancourt avait présenté un mémoire en faveur de l'aide médicale à mourir, en octobre 2010, lors de la Commission spéciale sur la question du droit de mourir dans la dignité.

Elle affirme avoir eu un choc, mardi après-midi, en entendant que l'adoption de la loi était reportée. « J'étais sidérée quand j'ai entendu ça. Je me suis dit : «Pas encore, pas encore». [...] Je n'avais pas de mots tellement je suffoquais quand j'ai entendu ça. »

La fondatrice du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) de Chicoutimi déplore ce retard qui affectera les personnes qui, comme elle, doivent composer avec une santé précaire et qui auraient pu souhaiter se prévaloir de ce droit si leur maladie les amenait dans le dernier droit de leur vie.

« Personnellement, je trouve que ce retard m'affecte. Je n'ai pas 20 ans, j'ai 84 ans, souligne la militante féministe de longue date. Il y a des choses qui sont plus près de moi qu'antérieurement. [...] On n'a pas d'idée, si on ne s'y arrête pas, combien ces interventions changeaient notre vie. »

Ce retard a un impact important dans la vie des personnes qui souffrent, estime-t-elle.

« C'est grave pour tous ceux qui espéraient. C'est grave pour tous ceux qui y ont cru. C'est grave pour tous ceux qui ont travaillé la question », martèle-t-elle. Elle demande que la décision de la population québécoise soit respectée.

Elle accuse le gouvernement Harper de ne pas avoir fait son travail en ne modifiant pas dans les délais établis par la Cour suprême, en février, certaines dispositions du Code criminel.

Marthe Vaillancourt espère que la loi pourra quand même entrer en vigueur dans les plus brefs délais.

mgauthier@lequotidien.com

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