Garages: le dialogue de sourds se poursuit

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Le président du Syndicat démocratique des employés de garage Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD), Georges Bouchard.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Trois jours après la tenue de l'assemblée générale du Syndicat démocratique des employés de garage Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD), le dialogue de sourds se poursuit avec la Corporation des concessionnaires d'automobiles, les deux parties demeurant campées sur leur position respective dans le contexte de l'adoption du projet de loi 71 par l'Assemblée nationale.

Georges Bouchard, président du syndicat, mentionne que ses membres sont en attente de l'adoption et de la promulgation de la loi pour qu'en fin de compte, ils puissent reprendre le travail quelque part à la fin du mois de janvier.  « Il n'y a pas de discussions avec les employeurs qui veulent continuer à imposer leur convention collective. Les trois demandes que nous avions faites en commission parlementaire n'ont pas été retenues. Rien n'a été modifié au projet de loi. »

Noël triste

Le représentant syndical ajoute que ses membres s'apprêtent à traverser un troisième Noël triste avec cependant l'espoir de reprendre le travail en début d'année. « On vit avec l'espoir qu'à la fin janvier, on puisse continuer de travailler dans la dignité. »

Chez les employeurs, le directeur de la Corporation des concessionnaires, Sylvain Gauthier, continue d'affirmer que les employeurs n'ont pas besoin d'un projet de loi pour continuer la médiation avec, comme base de discussions, le rapport déposé le 30 octobre dernier par le médiateur Normand Gauthier. « M. Gauthier a mis un an pour en arriver à cette hypothèse de travail. On ne pense pas pouvoir en arriver à une entente en 60 jours. On ne se sent pas dans une zone de confort, mais nous sommes toujours disponibles pour continuer la médiation. »

Il ajoute qu'une entente négociée sans contrainte d'une loi demeure la voie privilégiée.

Le projet de loi analysé

En ce qui a trait au projet de loi 71, M. Gauthier affirme que la corporation analyse la façon dont elle se comportera sur le plan juridique, étant donné qu'il s'agit d'une intervention de l'État dans un champ de négociations de nature privée.

« Certains tendent à limiter la portée du projet de loi. Au départ, on parlait d'un conflit de nature régionale, mais avec le projet de loi 71, c'est devenu d'intérêt national, ce qui explique l'intervention de la Corporation des concessionnaires du Québec et du Conseil du patronat. »

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