Manifestation devant des bureaux vides

Une vingtaine de représentantes régionales de la Fédération... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Une vingtaine de représentantes régionales de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ s'est rivé le nez à des portes barrées alors qu'elles voulaient occuper les bureaux de Philippe Couillard.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Une vingtaine de représentantes régionales de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ n'ont pas réussi leur manifestation d'hier alors qu'elles voulaient occuper le bureau de circonscription du premier ministre Philippe Couillard et bloquer un ascenseur.

Avisées de leur visite-surprise, les autorités de la ville de Saint-Félicien ont barré les accès aux entrées. «Nous, on l'interpelle en tant que député de la région pour qu'ils s'occupent de la qualité des services pour ces citoyens et citoyennes qui l'ont élu. Il est complètement désintéressé», a lancé Pauline Paradis, présidente du syndicat des infirmières du CSSS Maria-Chapdelaine.

«On veut le voir! On veut lui parler! Ça fait un an qu'on veut le voir et il ne se présente jamais, c'est un irrespect total de sa part. On sait qu'il n'est pas là, on aurait aimé au moins parler à quelqu'un qui le représente pour lui faire le message», a renchéri la porte-parole régionale de la FIQ, Martine Côté, pendant que les manifestantes entonnaient Petit Papa Noël avec des paroles de circonstances.

Les manifestantes sont demeurées une vingtaine de minutes près de la porte d'entrée principale de l'hôtel de ville de Saint-Félicien sans pouvoir y entrer. Même si leur manifestation était un peu ratée, elles ont rappelé les raisons pour lesquelles il est difficile d'en arriver à une entente de contrat de travail.

«Le gouvernement libéral fait la sourde oreille. Dans le cadre de la négociation, nous lui avons proposé plusieurs solutions pour régler les problèmes du réseau de la santé et améliorer les conditions d'exercice des professionnelles en soins. Comme on négocie seule, on est loin d'une entente de principe, ils restent des points majeurs à décider. Il y a des négociations cette semaine, mais il y a encore des points qui bloquent, on veut que ça débloque. Ce n'est pas vrai qu'il va juste récupérer des choses dans nos acquis. On veut travailler sur l'organisation du travail, sur les primes de soins critiques et les ratios infirmière-patients», a affirmé Martine Côté.

Si rien ne bouge d'ici les prochaines semaines, les syndiqués sont prêts à intensifier les moyens de pression.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer