Larouche pourrait toucher des redevances

Saint-Bruno et Hébertville-Station, municipalités limitrophes au site, reçoivent... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Saint-Bruno et Hébertville-Station, municipalités limitrophes au site, reçoivent 1,25$ et 1,50$ la tonne de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La MRC du Fjord du Saguenay et la ville de Saguenay pourraient verser des redevances à Larouche pour l'enfouissement des déchets au site d'Hébertville-Station. Selon ce qu'a appris Le Quotidien, la localité qui se trouve à moins de deux kilomètres du lieu d'enfouissement technique (LET) devrait recevoir 1$ la tonne.

Saint-Bruno et Hébertville-Station, municipalités limitrophes au site, reçoivent 1,25$ et 1,50$ la tonne de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean.

Joint hier, le maire de Larouche, Réjean Bédard, a confirmé que de telles discussions étaient en cours.

«Il n'y a pas d'entente officielle, mais en effet, ça se discute», laisse tomber M. Bédard.

Saguenay, par l'entremise de son équipe de communication, n'a pas pu confirmer ces informations. Les responsables du dossier n'étaient pas disponibles pour une entrevue. Les citoyens de Saguenay et de la MRC du Fjord du Saguenay, précisons-le, génèrent plus de 50 000 tonnes de déchets annuellement.

Prix de consolation

Larouche, qui est la municipalité dont le périmètre urbain est le plus près du LET, n'a jamais eu de redevances de la part de la RMR. L'arrivée imminente des déchets saguenéens à Hébertville-Station pousse cependant les élus à évaluer cette option. Larouche, rappelons-le, est prête depuis près de 20 ans à recevoir les déchets du Saguenay. Un décret avait même fixé les redevances à 2$ la tonne pour Larouche dès l'accueil des premières matières. Des redevances qui étaient d'ailleurs indexées au coût de la vie. Si le projet avait fonctionné, Larouche recevrait près de 3$ la tonne aujourd'hui, pointe le maire.

«On pensait que ça allait être notre tour cette fois-ci, mais non, ils ont choisi Hébertville-Station. Et on comprend très bien. Des redevances seraient donc un prix de consolation. Et ça vient aussi compenser les inconvénients résiduels. On est situé sous les vents dominants, à moins de 2 km du site. Il n'y a pas de problème d'odeur, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura jamais. Davantage de biogaz seront générés avec les années» justifie le Réjean Bédard.

Lors des audiences publiques sur l'environnement pour le projet d'un lieu d'enfouissement sanitaire à Larouche, tenues dans les années 90, le promoteur, Services sanitaires Cintec, ne prévoyait pas verser de redevances à Alma ou au club de ski de fond Le Dorval, qui se trouvaient à proximité du site. Ce dernier ne devait accueillir que les ordures saguenéennes. Mais il y aurait eu suffisamment d'espace pour les matières du Lac-Saint-Jean.

Le projet présentait également une forte acceptabilité sociale. À un tel point que le président de la commission d'enquête avait évoqué un phénomène de «oui dans ma cour».

Matrec investira 13 M$

(LL) - Même si Matrec n'a pas décroché le contrat d'enfouissement des déchets saguenéens, l'entreprise va de l'avant dans la construction d'une nouvelle route vers son site de Larouche qui sert actuellement à l'enfouissement de sols contaminés. Près de 13 millions $ devraient être investis dans ces travaux qui pourraient commencer à l'été prochain. Un soulagement pour le maire de Larouche, Réjean Bédard, qui a reçu la confirmation de l'entreprise la semaine dernière.

« Cet investissement permet de croire que Matrec est là pour rester à Larouche. C'est un employeur important et un "payeur de taxes" dans notre localité. On était donc inquiets. Nous avions peur qu'ils laissent tomber le projet s'ils n'obtenaient pas le contrat d'enfouissement avec la MRC du Fjord-du-Saguenay et la ville de Saguenay. Mais ils ont dit qu'ils feraient le projet avec ou sans le contrat d'enfouissement », précise M. Bédard.

Les camions de Matrec empruntent la route Dorval pour se rendre au site. Un chemin qui n'est pas adapté au transport lourd. La nouvelle route passera par le chemin du Ruisseau, situé à quelques kilomètres de l'entrée principale de la municipalité.

La récente acquisition de Matrec par l'entreprise torontoise GFL Environmental ne serait pas étrangère à cet investissement important à Larouche, croit le maire. En octobre dernier, rappelons-le, la compagnie montréalaise TransForce a vendu ses activités de gestion des matières résiduelles, dont Service Matrec.

« Le nouvel acquéreur est spécialisé dans les sites d'enfouissement. Il comprend bien ce marché et voit les opportunités », mentionne le maire, rappelant que TransForce était spécialisé dans le transport de camion.

Contacté hier matin par Le Quotidien, le directeur général de Matrec, Bernard Gobeil, n'a pas voulu donner d'informations sur les différents projets de l'entreprise, par souci de confidentialité pour ses clients, dont les municipalités. Il a plutôt invité la journaliste à contacter les élus pour obtenir plus des détails sur les dossiers publics.

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