Mme Arboflora, un rêve à rebâtir

«Mme Arboflora», l'horticultrice Tamara Anna Koziej, demande l'aide... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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«Mme Arboflora», l'horticultrice Tamara Anna Koziej, demande l'aide de la population pour rebâtir son entreprise. Elle profite du temps des Fêtes pour montrer que les fleurs sont comestibles même en hiver.

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Surnommée « Mme Arboflora » pour son entreprise d'horticulture qu'elle a mis 20 ans à développer, Tamara Anna Koziej a aujourd'hui besoin de l'aide de la communauté pour rebâtir son rêve et même le réinventer en une coopérative.

La propriétaire de la ferme florale à Saint-Honoré, d'ordinaire si positive, s'est effondrée il y a deux semaines lorsque le toit de sa serre a été arraché par de fortes bourrasques. Heureusement, « un vent d'amour » s'est levé sur Facebook et un événement a été créé pour lui venir en aide. Une cinquantaine de personnes ont mis la main à la pâte lors d'une sorte de corvée collective pour nettoyer les dégâts.

« C'est un magnifique exemple de résilience locale, d'un filet social tissé serré. Je ne peux plus me décourager devant un tel miracle! », confie l'horticultrice.

Comme Mme Koziej n'était pas assurée, elle a besoin de dons pour pouvoir reconstruire la serre, remettre en place une pépinière et racheter du matériel. « Quand les banquiers ne peuvent pas aider, on se tourne vers la communauté », image-t-elle.

La Polonaire d'origine sollicite la population pour une campagne de financement en ligne sur son site Web. « C'est le temps de semer les graines d'espoir pour qu'Arboflora puisse refleurir au printemps », écrit la dame à l'âme de poète.

Tamara Anna Koziej espère bien voir son entreprise vivre pendant encore 20 ans, mais pour cela, elle doit se transformer en coopérative. « Je crois que c'est l'occasion de prendre un nouveau départ, de repartir avec une nouvelle dynamique ». Elle aimerait que des personnes se joignent à elle pour créer une terre en partage, un jardin biologique où des parcelles seraient séparées.

« Je suis aussi conférencière, et la ferme pourrait avoir un volet pédagogique. Le jardinage, ça crée un lien social. Ça fait partie des petits gestes qui peuvent aider pour la lutte aux changements climatiques et la sécurité alimentaire », explique-t-elle.

Celle qui est l'ambassadrice des fleurs comestibles dans la région est loin de s'asseoir sur ses lauriers. Dimanche, elle proposait aux visiteurs du grand Bazar de Noël, à Chicoutimi, des paniers cadeaux et des biscuits à la rose. Mme Koziej travaille également sur une boutique de produits en ligne. « Je veux montrer que les fleurs, ça ne se mange pas juste en été, mais aussi l'hiver. Le coulis de bégonias, par exemple, peut se faire congeler, et les pétales séchés peuvent être utilisés. »

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