Cigarette électronique : Vincent Gagnon fulmine

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Administrateur des trois boutiques Le Vapoteur dans la région, Vincent Gagnon dénonce le rapprochement entre la vapoteuse et le tabac orchestré par le gouvernement avec l'adoption du projet de loi 44.

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«Le seul péché de la vapoteuse, c'est d'avoir porté le nom de cigarette. Là, le gouvernement encadre la cigarette électronique au même titre qu'un produit cancérigène qui tue des millions de personnes sur la planète chaque année, le tabac.»

Administrateur des trois boutiques Le Vapoteur dans la région, Vincent Gagnon accuse le gouvernement d'avoir fait un amalgame fautif en assujettissant la cigarette électronique aux mêmes règles que les produits du tabac en adoptant, jeudi, le projet de loi 44. La Loi visant à renforcer la lutte contre le tabagisme vient prohiber le vapotage dans tous les lieux où il est interdit de fumer, comme les terrasses de bar et les restaurants, et la vente de ces produits se retrouvera rigoureusement encadrée.

Dès son adoption, les points de vente spécialisés qui souhaitent conserver leur droit d'étaler leurs produits se trouveront dans l'obligation de respecter certaines conditions, notamment de transmettre un avis au ministère indiquant le nom et l'adresse du point de vente. Une modalité administrative sans grand impact, croit M. Gagnon, qui avait déposé un mémoire lors du processus consultatif.

Invité à commenter cette adoption à l'unanimité, au lendemain de la publication d'un reportage sur le vapotage en nos pages, M. Gagnon n'a pas enfilé ses gants blancs. «Le seul lien entre la vapoteuse et le tabac, c'est la présence de nicotine. La patate aurait pu être placée là aussi! On fait porter à la vapoteuse un chapeau qui ne lui est pas vraiment adapté. Ce sont deux produits avec une échelle de risques totalement différente», a-t-il affirmé.

Vincent Gagnon a aussi dénoncé l'empressement à légiférer sur la question. «S'ils disent [les élus] qu'ils n'ont pas assez d'informations, ce n'est pas vrai. Il y a eu beaucoup d'analyses, des démarches scientifiques rigoureuses, a-t-il souligné. Ils auraient dû prendre plus leur temps. Là, le mal va être fait.»

M. Gagnon estime que la perception de la vapoteuse pourra également être affectée par cet encadrement législatif, qui suggère une association «fausse» avec le tabac.

Les boutiques Le Vapoteur anticipaient un cadre législatif. Les nouvelles dispositions n'affecteront pas vraiment les façons de faire, puisque, déjà, un code d'éthique rigoureux était en vigueur. «On s'était assigné des règles avec notre gros bon sens. On ne vendait pas aux mineurs. On a toujours voulu être une alternative au tabac pour les fumeurs adultes. La première question que l'on pose quand quelqu'un se présente en boutique, c'est le nombre de cigarettes par jour qu'il fume. On avait aussi la règle interne de carter tous les jeunes.»

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