PQ : le caucus en janvier à Jonquière

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault et le président du parti à Chicoutimi, Loïc Chartier, discutent avec l'ancien ministre de la Justice péquiste Marc-André Bédard.

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Le caucus national du Parti québécois (PQ) de la rentrée parlementaire 2016 aura lieu du 19 au 21 janvier à Jonquière pour soutenir les militants de la circonscription de Chicoutimi, à l'approche de l'élection partielle pour remplacer l'ancien député péquiste Stéphane Bédard.

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Le député démissionnaire Stéphane Bédard a pu rencontrer les militants du Parti québécois à Chicoutimi. Le rassemblement a permis de tâter le pouls des personnes intéressées à le remplacer.

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L'élu jonquiérois du PQ, Sylvain Gaudreault, en a fait l'annonce dimanche matin lors d'un brunch rassemblant les partisans au Club de curling de Chicoutimi. «Le Parti québécois ne laisse pas les militants seuls», a-t-il déclaré devant la soixantaine de personnes. Tous les députés et le chef du parti Pierre Karl Péladeau seront présents. Des activités spéciales pour rencontrer les membres seront organisées.

Le déclenchement de l'élection partielle est encore indéterminé. M. Bédard a démissionné le 22 octobre. Le comité exécutif du PQ à Chicoutimi a reçu plusieurs «excellentes» manifestations d'intérêt pour lui succéder, indique le président Loïc Chartier, mais encore aucune candidature officielle n'a été déposée. L'investiture du nouveau représentant péquiste dans la circonscription se fera probablement en janvier.

Selon Sylvain Gaudreault, Jonquière représente un choix stratégique. Si l'élection partielle est déclenchée durant le caucus, les députés et le chef seront prêts, mais leur voyage ne sera pas considéré comme une dépense partisane. «D'une manière ou d'une autre, c'est important que ça se passe dans la région, ne serait-ce que pour les enjeux forestiers majeurs.» L'élu a d'ailleurs dénoncé la perte de plus de 2000 emplois dans les usines de ce secteur dans la région depuis dix ans, alors que «les libéraux étaient au pouvoir durant neuf de ces années».

«On ne peut pas laisser passer ce que fait ce gouvernement et l'élection partielle est l'occasion de l'exprimer», affirme celui qui déplore «l'austérité à deux vitesses» du gouvernement Couillard.

M. Gaudreault assure qu'il continuera à travailler «main dans la main» avec son prochain collègue péquiste à Chicoutimi, comme il le faisait avec Stéphane Bédard. «Je suis prêt à être libéré à temps plein pour faire du porte-à-porte avec lui! Je vais appuyer le choix des militants. L'une des forces de notre parti est justement de faire de vraies investitures, elles ne sont pas qu'une façade.»

Le comité exécutif du PQ de Jonquière donnera aussi un coup de main aux bénévoles de la circonscription voisine. Le président Daniel Brassard était notamment présent lors de l'événement, ainsi que les candidats bloquistes aux élections fédérales.

Le travail de Stéphane Bédard comme élu pendant 17 ans a été reconnu. «Chicoutimi a perdu un député, mais a gagné un militant, confie M. Bédard. Je suis redevenu ce que j'ai toujours été!»

Éric Tremblay en réflexion

L'historien Éric Tremblay est en réflexion pour briguer l'investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Chicoutimi, qui sera bientôt en élection partielle pour trouver un successeur au député démissionnaire Stéphane Bédard.

Celui qui a été consultant pour les Fêtes du 175e anniversaire de la région veut d'abord déterminer de quelle façon il sera le plus utile pour la cause, par exemple comme militant ou au sein du comité exécutif. Détenteur d'une maîtrise en intervention régionale, il songe aussi à commencer un doctorat, ce qui influencera sa décision.

« Je crois que c'est important qu'il y ait plusieurs candidats pour partager des idées durant la course à l'investiture. Le PQ a toujours été un parti de débats », souligne M. Tremblay en entrevue avec Le Quotidien durant le rassemblement partisan de dimanche.

Passionné de politique et militant depuis sa jeunesse, le travailleur autonome croit qu'il faut moins dépendre de la grande industrie et base ses arguments sur des faits historiques. « Le mouvement des coopératives est très fort dans la région, mais l'économie sociale doit encore se développer. Il faut favoriser l'achat local et la création de PME. Le tourisme est aussi appelé à prendre plus d'ampleur. »

Les valeurs nationalistes sont bien présentes chez l'historien, qui a d'ailleurs fait ses études au baccalauréat en même temps que le député péquiste de Jonquière Sylvain Gaudreault. « Il faut avoir une économie diversifiée, sans oublier notre mémoire et notre identité. La culture est malheureusement souvent un point abandonné », résume Éric Tremblay, qui prône la décentralisation.

L'élection partielle dans Chicoutimi doit être déclenchée par le premier ministre Philippe Couillard avant la fin avril.

Mireille Jean toujours intéressée

La femme d'affaires Mireille Jean est toujours intéressée à briguer l'investiture du Parti québécois dans Chicoutimi, mais sa réflexion n'est pas terminée.

Celle qui a été candidate à la mairie de Saguenay en 2005 a indiqué à la fin octobre son intérêt pour succéder au député démissionnaire Stéphane Bédard. « Jusqu'à maintenant, j'ai un bon retour des citoyens, et même à l'extérieur de la région, sur l'accueil de ma candidature », mentionne Mme Jean.

Actuellement présidente-directrice générale du Réseau photonique du Québec, une association des acteurs du domaine des sciences de la lumière dans la province, Mireille Jean confie avoir eu un parcours plutôt « atypique ». « J'ai mon entreprise à Chicoutimi, j'ai travaillé à l'international et j'ai une formation en architecture. Dans ma carrière, j'ai dû représenter toutes sortes de personnes, ce qui peut être un bon atout, je crois, comme députée. »

Mme Jean a déjà siégé au conseil d'administration du Groupe Femmes, Politique et Démocratie, ce qui l'amène à penser qu'il devrait y avoir plus d'élues pour équilibrer le modèle politique, amener une autre vision des choses et donner des exemples motivants à la gent féminine. « Mais j'espère que le meilleur candidat sera choisi par les membres du parti pour remporter l'élection partielle, que ce soit un homme ou une femme », précise-t-elle.

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