Lock-out : tous avec la loi 71

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Les représentants syndicaux des employés de garage en lock-out étaient heureux de l'appui de leurs membres.

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Les quelque 300 membres du Syndicat démocratique des employés de garage (SDEG) du Saguenay-Lac-Saint-Jean présents durant leur assemblée générale, samedi matin, ont parlé d'une seule voix après 33 mois de lock-out et désirent poursuivre le processus prévu dans le projet de loi 71, déposé dernièrement par le ministre Sam Hamad.

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Durant toute la matinée, les représentants syndicaux et leurs procureurs ont dressé le portrait de l'état des négociations du renouvellement de la convention collective et des impacts du projet intitulé Loi portant sur le règlement de certains différends dans le secteur de l'automobile de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ellefixerait un retour au travail au maximum 50 jours après sa sanction.

Lors d'un scrutin secret, les lock-outés ont accepté la recommandation du syndicat à 100%, ce qui inclut de se soumettre à l'arbitrage si la médiation échoue pour conclure une entente avec la Corporation des concessionnaires automobiles de la région.

«Comme depuis le début du conflit, nous avons fait le choix de la négociation, alors que les employeurs font le choix de la confrontation», a déclaré en point de presse le président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) François Vaudreuil. Il est persuadé que l'issue de l'assemblée démontre toute la santé démocratique et la solidarité du SDEG.

«Je ne pense pas que c'est utopique de penser qu'au maximum le 26 janvier les employés recommenceront à travailler, car les travaux parlementaires pour adopter la loi devraient se terminer au plus tard le 4 décembre. Si la médiation va bien, ce pourra même être avant, estime le président du SDEG Georges Bouchard. Un règlement négocié vaudra toujours mieux.»

La Corporation des concessionnaires automobiles n'a pas donné suite à l'appel du Progrès-Dimanche, mais a déjà dénoncé le projet de loi qu'elle juge inconstitutionnel.

À la maison durant les Fêtes

Les employés de garage en lock-out profiteront d'un répit durant le temps des Fêtes. Même si le conflit n'est pas réglé à ce moment, ils pourront passer deux semaines «tranquilles avec leur famille» plutôt que d'occuper leurs cabanes en signe de protestation devant les concessionnaires.

C'est un jeune syndiqué qui a formulé la demande au nom de tous les membres. «Comment refuser?», a répondu en souriant le président du syndicat Georges Bouchard.

Les lock-outés semblaient soulagés samedi, après l'assemblée générale. Ils ont par ailleurs reçu un don de 5000 $ du Syndicat national des employés de garage du Québec, qui les appuie depuis le début du conflit en mars 2013.

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