Marraine Érika

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Ce ne sont pas la trisomie 21 ou les maladies cardiaques qui ont empêché Érika Kahansky de réaliser son rêve de devenir marraine.

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Vivant depuis sa naissance avec la trisomie 21 et de graves problèmes cardiaques, Érika Kahansky a toujours été «la poupée de porcelaine» de sa mère d'accueil et marraine Manon Fortin. Samedi, la jeune femme de 27 ans a réalisé son rêve de devenir marraine à son tour lors du baptême de la petite Kamlie, qui elle aussi est «presque comme [sa] poupée».

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Érika assiste les parents de sa filleule, près de l'autel durant le baptême.

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Lorsqu'elle a été baptisée il y a cinq ans, Érika avait déjà le rêve de devenir marraine à son tour.

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Érika a été baptisée à l'âge de 21 ans «pour être comme tout le monde». Son histoire avait été relatée dans nos pages le 29 août 2010. À ce moment, elle savait déjà qu'elle voulait répéter ce sacrement avec les enfants de son grand-frère d'accueil Jean-Sylvain Boudreault, qui est aussi son parrain, pour qu'ils deviennent ses filleuls.

Une centaine de personnes se sont rassemblées dans l'église du village de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean pour assister à la célébration samedi après-midi. Interrogées au téléphone plus tôt, Érika et Manon étaient très excitées. «Elle vit avec moi depuis 18 ans, et je ne l'ai jamais vue comme ça! C'est merveilleux», confie celle qui se réjouit aussi d'être grand-maman pour la première fois.

La mère d'accueil tenait à recontacter Le Progrès-Dimanche pour montrer à la population que «même les gens différents peuvent vivre des évènements normaux de la vie et être capables d'atteindre leur but».

Pendant cinq années, Érika Kahansky n'a jamais perdu son envie d'être marraine. Il faut dire qu'elle profite d'un bon exemple en la personne de Manon Fortin. «C'est la meilleure, la crème [de la crème]!», affirme la jeune femme, qui prend son rôle au sérieux. Elle est prête à être présente pour sa filleule âgée de quatre mois, et bien sûr, à lui faire des cadeaux!

«On a vécu l'annonce de la nouvelle, la grossesse et la naissance. Érika a toujours été sincère. Je vois que ça la change et ça lui permet de s'accrocher», poursuit sa marraine.

En effet, la jeune femme a failli perdre la vie l'an dernier, durant le temps des Fêtes. Elle a dû être transportée à l'hôpital pour arythmie cardiaque et répétait aux ambulanciers qu'elle devait rester pour voir le futur bébé de son frère d'accueil. La valve principale de son coeur a totalement lâché. «On ne sait jamais quand elle va nous quitter, avoue Manon. Au moins, on sait qu'elle partira en étant heureuse.»

Jean-Sylvain Boudreault et sa conjointe ont fait preuve de beaucoup d'amour et de confiance en choisissant Érika comme marraine pour leur fille. «Ils n'étaient pas obligés, mais tout le monde l'aime. C'est un ange, un rayon de soleil», souligne la mère d'accueil.

La jeune femme reste confiante. «Je ne vais pas me dégonfler!», assure-t-elle avec son vocabulaire coloré. La prochaine étape est bien claire: le mariage! «Mais je ne sais pas encore ça va être qui mon mari. Je l'attends, je suis prête.» «Ouf, pas moi!», conclut avec humour Manon Fortin.

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