Le conseil en pleine réflexion

La vocation de la Maison Notre-Dame n'est toujours... (Archives Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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La vocation de la Maison Notre-Dame n'est toujours pas décidée.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le conseil d'administration de la Maison Notre-Dame-du-Saguenay n'a pas encore statué sur l'avenir de ses actifs situés sur la rue du même nom, à Chicoutimi. Plus tôt cette semaine, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a annoncé des investissements pour la construction de la Maison Le Chêne, laquelle regroupera tous les services en soins palliatifs dispensés sur le territoire de la capitale régionale.

La question de la fusion des maisons Notre-Dame et Le Chêne était devenue un secret de Polichinelle, depuis que les deux conseils d'administration avaient été sommés, par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, de s'entendre sur l'organisation des soins de fin de vie à Saguenay. Le gouvernement, par l'entremise du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS), subventionne ce type de service, qui est également tributaire, en grande partie, de dons du public. Les campagnes de financement étaient devenues difficiles, considérant le fait que deux organisations sollicitaient le même bassin de population pour la même cause.

La future résidence Le Chêne sera construite à Arvida, à côté du Centre d'hébergement Deschênes, au coût de 4 millions $. Elle comptera une douzaine de lits.

Réflexion

Directeur général de la Maison Notre-Dame, Jean-Pierre Simard a confié qu'une réflexion est en cours au sein du CA quant à la future vocation de la résidence, qui est libre de toute hypothèque. La possibilité de la convertir en maison de répit-dépannage pouvant accueillir des personnes malades a été évoquée. Toutefois, le gouvernement ne subventionne pas ce type de ressource et il serait donc difficile, pour la nouvelle organisation, de maintenir pareil service. D'autant plus qu'environ 1,5 million $ devra être déniché d'ici à l'automne 2016 pour boucler le budget nécessaire à la construction de la Maison Le Chêne. La Maison Notre-Dame étant évaluée à environ 700 000$, les fruits de la vente pourraient fournir une somme intéressante à l'organisation.

«La maison de répit-dépannage engendrerait des coûts importants en termes d'entretien et de rémunération du personnel. Aucun lit n'est subventionné par le ministère. La population ne peut pas tout faire. J'ai visité quatre maisons de soins palliatifs ailleurs au Québec au cours des derniers mois et aucune n'est dotée d'un service de répit-dépannage», met en relief le DG. La décision de vendre, ou pas, sera prise par le CA d'ici à la mi-janvier.

Dans le quartier où se trouve la Maison Notre-Dame, il existe un comité de citoyens qui pourrait imposer son veto, advenant le cas où une nouvelle vocation dénichée pour la résidence ne fasse pas l'affaire du voisinage. La création d'une maison de soins palliatifs avait d'ailleurs provoqué une levée de boucliers à l'époque, alors que des résidents du coin s'étaient d'abord opposés aux allées et venues qu'engendrerait l'existence d'une résidence réservée aux soins de fin de vie dans le voisinage. Au CIUSSS, le porte-parole, Marc-Antoine Tremblay, a indiqué que plusieurs hypothèses sont à l'étude pour la bâtisse abritant la Maison Notre-Dame, mais que rien n'a encore été décidé

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