Attention aux arnaques en ligne

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Laura Lévesque
Le Quotidien

« Les gens commencent à douter davantage. Les fraudes sur internet sont fréquentes et on en entend plus parler aujourd'hui. Je pense donc que des agences comme la mienne vont devenir un choix pour plusieurs qui ne veulent pas courir de risque », estime cette entremetteuse, qui a fondé son entreprise il y a près d'un an.

Contrairement aux sites en ligne, les clients ne peuvent pas parcourir une liste de profils ou de photos. Après avoir réalisé une entrevue en personne et un test de personnalité analysé par un expert, les célibataires doivent faire confiance à l'entremetteuse.

« Les gens sont tellement habitués à s'arrêter à une image que ça les agace ne pas voir de photos. Et le fait qu'ils n'aient pas accès à du matériel, comme les photos et un court profil, ça les déstabilise », constate Mme Guimond.

« Aujourd'hui plus que jamais, on magasine l'amour comme on magasine une robe. Une robe peut être belle. Mais ça ne veut pas dire qu'elle va bien faire à la personne », renchérit-elle.

Geneviève Guimond a lancé son entreprise, Entre vous... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Geneviève Guimond a lancé son entreprise, Entre vous 2, il y a un an.

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40, 50, 60 ou 70 ans

Le célibat n'a pas d'âge. Mais la grande majorité des clients de Mme Guimond se trouvent dans la tranche des 50 à 65 ans.

« À cet âge-là, ils sont sérieux et ils veulent trouver l'amour. À 30 ans, les gens ont encore espoir de rencontrer par eux même », remarque Geneviève Guimond, qui a toutefois eu un jeune homme de 20 ans dans sa clientèle.

L'agence compte autant d'hommes que de femmes. Mais l'entremetteuse ne le cache pas. Le calibre féminin dépasse celui des hommes.

« En ce moment, j'aurais besoin d'hommes plus âgés, autour de 70 ans. Parce que je compte beaucoup de femmes de 65 ans et plus dans ma clientèle. Avec le temps, d'ailleurs, j'ai pu constater que les femmes prennent beaucoup soin d'elles alors que les hommes se négligent plus. C'est plus dur de trouver un bon parti masculin. Ça c'est sûr », lance franchement l'entremetteuse, qui songe d'ailleurs à instaurer un service de coaching pour les candidats qui en ont besoin.

Comment ça fonctionne ?

Les gens qui désirent faire partie de l'agence peuvent contacter directement Geneviève Guimond ou remplir en ligne un court formulaire qui permet d'obtenir plus d'informations. Pour devenir membre, Mme Guimond doit d'abord rencontrer le client en personne.

S'il décide de faire partie de l'aventure, il doit débourser des frais d'inscription à ce moment. Des frais qui se comparent à certains sites en ligne pour célibataires. Mme Guimond préfère ne pas donner un montant précis au Quotidien, car étant une jeune agence, les frais pourraient être appelés à changer.

Pages Facebook pour célibataires

Les agences se font rares dans la région. Une autre qui porte le nom de Cupidon existerait, mais il a été impossible de trouver le site internet de cette organisation. Par ailleurs, plusieurs pages Facebook destinées aux célibataires du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont été créées.

La plupart des groupes, qu'ils soient publics ou privés, permettent à des célibataires de se retracer plus facilement. Mais d'autres pages proposent des relations moins sérieuses ou moins traditionnelles.

Marie et Frank ne regrettent rien

Marie, nom fictif, a essayé les sites de rencontres en ligne pendant des années, mais sans succès. Cette mère de famille quadragénaire a eu son lot de mauvaises surprises sur le net. Et cette méthode ne lui plaisait pas.

«Disons qu'il y avait beaucoup de gens bizarres sur ces sites. J'étais aussi inconfortable à l'idée d'aller les rencontrer en personne. Il fallait choisir un lieu public où il y a un achalandage. On ne sait jamais», exprime la dame, qui a bien voulu raconter son histoire d'amour au Quotidien.

Après quelques années de célibat, Marie tombe finalement sur un article annonçant l'ouverture de l'agence régionale Entre vous 2, publiée dans ces pages à l'hiver dernier.

«Je trouvais que ça avait l'air sérieux. Et si les gens devaient payer une somme d'argent pour faire partie de l'agence, je me disais que ça allait enlever une couche d'épais», lance en riant la mère de famille de Saguenay.

Cette dernière s'est donc inscrite à l'agence de Geneviève Guimond en espérant trouver chaussure à son pied. Mais Marie l'admet, elle était sceptique. «Je trouvais ça long avant d'avoir une rencontre. J'étais habituée à voir quelqu'un rapidement. Ça n'a pourtant pris que cinq semaines, mais je trouvais ça long», se rappelle-t-elle.

L'attente aura finalement payé. Six mois après avoir rencontré Frank (également nom fictif), le couple file le parfait bonheur. «Ça ne m'aura pris qu'une seule rencontre. Je ne m'attendais pas à ça.»

Comme Marie, Frank, un professionnel âgé dans la cinquantaine, a donné dans les sites de rencontres en ligne.

«Les gens manquent cruellement d'élégance sur ces sites. Et je ne veux pas paraître méchant, mais plusieurs semblent avoir des problèmes personnels non réglés», constate l'homme, dont les enfants sont plus âgés que ceux de sa nouvelle compagne.

Comme il ne rencontrait personne d'intéressant sur ces sites, il a tout simplement arrêté ses recherches. Il espérait rencontrer la femme parfaite par accident, comme dans les films.

Mais en voyant une publicité annonçant la création de l'agence Entre Vous 2, il décide de ne plus laisser le hasard s'occuper de son avenir amoureux.

«Je suis allé sur le site et j'ai rempli un profil. Geneviève m'a rappelé quelque temps plus tard pour me rencontrer et m'expliquer le fonctionnement. Je trouvais que ça avait l'air sérieux et je me suis dit pourquoi pas», témoigne l'homme.

Ce dernier a cependant attendu un peu plus longtemps que Marie avant d'avoir un retour d'appel. «Deux mois plus tard, elle m'a appelé en me disant qu'elle avait trouvé quelqu'un d'intéressant pour moi», précise Frank, qui a rencontré Marie dans un restaurant choisi par l'entremetteuse.

Les deux célibataires ont passé des heures à discuter, racontent-ils. Une soirée qui a en quelque sorte changé leur vie.

«J'avais une idée précise de ce que je recherchais. J'ai eu tout ce que j'ai demandé et même en mieux. Tout le monde devrait vivre ça. Je le souhaite à tous», raconte Frank, visiblement épris de sa Marie.

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