FSC doit redonner à Résolu sa certification

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Le président de PFR, Richard Garneau

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La papetière Résolu et son président Richard Garneau remportent une victoire importante sur l'organisme de certification Forest Stewardship Council (FSC) et Greenpeace. L'organisme de certification est dans l'obligation de rétablir la norme FSC pour le territoire ontarien de la forêt Black Spruce/Dog River-Matawin suspendu en janvier 2014, sans qu'elle ait eu à modifier ses pratiques de récolte forestière.

La révocation de ce certificat avait provoqué une profonde crise de confiance entre Résolu et FSC Canada. La papetière avait déposé une injonction en Cour supérieure en attaquant la crédibilité des certificateurs Rain Forest Alliance. L'entreprise soutenait que l'un des membres de cette équipe appuyait l'organisme Greenpeace qui menait une campagne internationale contre la papetière et n'avait donc pas l'indépendance nécessaire pour réaliser le travail de vérification.

Les prétentions de Résolu ont été retenues par le juge.

Il en est découlé une entente qui stipulait que Rain Forest Alliance devait dépêcher sur le terrain une nouvelle équipe pour effectuer la vérification des pratiques forestières. Les certificateurs ont dans un premier temps convenu que les non-conformités identifiées par l'auditeur contesté n'étaient pas fondées. Ils ont également réalisé un audit de surveillance qui a aussi démontré que les pratiques forestières de la papetière respectaient en tout point les normes.

Pas de triomphalisme

« Nos pratiques en aménagement forestier respectaient déjà les cadres juridiques et réglementaires de l'Ontario, qui sont parmi les plus rigoureux du monde. Nous avons maintenant la confirmation que nos pratiques respectent aussi les exigences de la norme FSC », a déclaré le président de Résolu dans un communiqué où l'entreprise évite le triomphalisme, malgré le fait que la récupération de ce certificat confirme ce qu'elle prétend depuis le début de la crise, à l'effet que ses pratiques forestières sont parmi les plus avancées et respectueuses au monde.

« Ce dénouement découle en grande partie de la diligence de notre équipe de forestiers du Nord-ouest ontarien, et du soutien des Premières Nations et d'une diversité de parties prenantes du secteur forestier, dont les collectivités locales, les syndicats et les associations de pêcheurs et de chasseurs, pour ne nommer que celles-là », ajoute le patron de Résolu, tout en évitant de critiquer FSC.

Malgré cette retenue, la papetière évoque clairement qu'elle n'a pas l'intention de consacrer de l'énergie pour obtenir la certification FSC sur d'autres territoires où elle fait de la récolte forestière. Il y a aujourd'hui, selon le président Garneau, trop d'incertitudes quant à l'avenir de cette norme pour que la papetière s'avance sur ce terrain. Les deux principaux défis résident dans la mise en place de la motion 65 sur les massifs forestiers intacts ainsi que l'intégration des quatre normes FSC en vigueur au Canada dans une seule norme boréale.

« Le premier enjeu découle de l'adoption de la résolution 65 qui vise à protéger les massifs forestiers intacts et, plus spécifiquement, son adaptation à la situation particulière du Canada; le second concerne l'interprétation qui est faite de la stratégie de conservation du caribou forestier d'Environnement Canada; un troisième enjeu est relié à la fusion des quatre normes FSC canadiennes en une seule, en introduisant simultanément une longue liste de nouveaux indicateurs », précise le président Garneau dans le communiqué.

Greenpeace avait utilisé cette perte de certification pour monter sa campagne internationale contre Résolu. L'organisation était appuyée par Forestethics aux Etats-Unis, qui a multiplié les événements publics pour convaincre les consommateurs que la papetière avait des pratiques forestières qui ne respectaient pas les Autochtones, la nature et les forêts intactes.

Résolu a toujours deux certificats suspendus au Québec. Il s'agit de suspensions reliées au consentement éclairé des Indiens et à la question du caribou forestier. Dans les deux cas, le gouvernement du Québec a déjà été formel en déclarant que la papetière n'avait aucune responsabilité par rapport aux relations avec les Premières nations ainsi que le plan de rétablissement du caribou forestier.

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