Un marais pour accueillir des projets de compensation

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Gilles Girard, de la ville d'Alma, Jean-Robert Wells, conseiller principal environnement chez RT, et Tommy Tremblay, du CREED.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Rio Tinto (RT), Alma et le Conseil régional de l'environnement et du développement durable (CREDD) s'engagent dans la protection et la mise en valeur du marais de la Centrale Isle-Maligne situé en plein coeur de la ville, sur les terrains appartenant à la multinationale. Le territoire de quatre hectares accueillera des projets de compensation, payés par les promoteurs qui affectent un autre milieu humide dans le cadre d'un développement résidentiel ou industriel. Une façon de rétablir « l'équilibre » écologique.

Les terres humides du secteur de la centrale... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque) - image 1.0

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Les terres humides du secteur de la centrale Isle-Maligne font environ 4 hectares et elles sont situées à proximité d'un quartier résidentiel.

Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

L'idée de valoriser ce marais résulte d'ailleurs des démarches entamées l'hiver dernier par le promoteur du développement résidentiel de la pointe des Américains, à Alma. Un tel développement pouvait nécessiter la mise en place de mesures de compensation pour les pertes de terrains en bande riveraine, explique Gilles Girard, conseiller municipal et président du comité d'urbanisme.

« C'est assez original comme projet, voire inhabituel. Ça existe par contre ailleurs au Québec. Donc plutôt que de bloquer un développement dans un secteur donné, on demande aux gens de compenser en contribuant au développement d'une autre zone protégée, soit ce marais. Il faut évidemment que le premier développement soit approuvé par Québec. Ça ne veut pas dire que les promoteurs peuvent développer partout quand même », nuance M. Girard.

En effet, selon la loi, le ministre de l'Environnement peut accepter le développement en zone humide lorsqu'il n'y a pas d'autres options. Ils exigent en retour des projets de compensation sur un autre milieu humide, c'est-à-dire des travaux de restauration, protection ou valorisation.

À l'automne 2014, RT, Alma, le CREDD et le promoteur ont commencé les discussions sur les modalités d'éventuels projets de compensation et de mise en valeur du marais de la Centrale Isle-Maligne. En septembre dernier, les parties ont convenu d'élaborer un protocole d'entente qui autorise le CREDD comme gestionnaire des terres humides et des projets de compensation.

« Rio Tinto assure à cet organisme un soutien financier annuel de 3380 $ pour couvrir les frais de gestion. L'investissement permet de concilier les intérêts du monde municipal et de la collectivité avec ceux de l'entreprise. Quant aux projets de compensation, c'est-à-dire des projets de mises en valeur, ce sont les promoteurs qui les payent », a précisé Jean-Robert Wells, conseiller principal chez RT.

Les projets de compensation peuvent être multiples, de l'aménagement de sentiers à du reboisement. Mais le directeur général du CREDD souhaite débuter par un inventaire exhaustif de la faune et de la flore.

« C'est important de commencer par faire un inventaire complet. Ça serait la première étape pour ainsi mieux planifier les projets », estime Tommy Tremblay.

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