CSST: difficile de sensibiliser les jeunes

La communicatrice régionale de la CSST, Swan Thibeault,... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La communicatrice régionale de la CSST, Swan Thibeault, souligne que les 24 ans et moins sont surreprésentés par rapport à leur nombre sur le marché du travail.

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Les moyens de pression dans le milieu de l'éducation affectent les activités de sensibilisation des jeunes par la direction régionale de la Commission de la santé et de la sécurité au Travail (CSST), qui doit miser sur d'autres actions que les conférences scolaires pour rejoindre cette tranche d'âge particulièrement à risques.

Bien que les accidents de travail ont diminué de 45 % chez les 24 ans et moins depuis l'entrée en vigueur du plan d'action provincial en 2005, encore 353 jeunes en ont été victimes en 2014 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Dans un communiqué, la CSST précise que plusieurs sont peu conscients des dangers, hésitent à poser des questions ou agissent imprudemment en désirant faire leurs preuves, en plus d'être exposés à un manque de formation, une supervision inadéquate et à un cumul de contraintes.

Mardi après-midi, 400 étudiants du Centre de formation professionnelle (CFP) de Jonquière ont assisté à la seule conférence donnée dans la région par la CSST cette année, alors qu'un millier d'élèves avaient pu être sensibilisés en 2014 par l'histoire de l'ancien charpentier-menuisier Jonathan Plante. Le jeune homme est paraplégique depuis une chute sur un chantier de construction. Il a trouvé un nouveau sens à sa vie en racontant les conséquences de son accident et en expliquant les obligations des employeurs et des travailleurs, qui ont tous la responsabilité de repérer les risques pour les contrôler.

« Beaucoup de jeunes se sentent interpellés et vont parler à Jonathan après la conférence, mentionne la communicatrice régionale de la CSST, Swann Thibault. On l'avait offert à toutes les commissions scolaires, mais seule Jonquière a répondu. C'est plus difficile dans le contexte actuel dans les écoles. Il faut intensifier nos actions autrement et se renouveler. »

Mme Thibault souligne que les 24 ans et moins sont surreprésentés par rapport à leur nombre sur le marché du travail. Au Québec, presque une lésion professionnelle sur huit a touché un jeune l'année dernière, soit 29 qui subissent un accident de travail chaque jour. Six d'entre eux en sont décédés.

« C'est dans les entreprises de service, comme les commerces, les quincailleries ou l'offre de tonte de pelouse, que ça arrive le plus souvent, poursuit la responsable des communications. Dans d'autres domaines, par exemple la construction, les étudiants reçoivent déjà une formation en santé et sécurité dans leurs cours. »

Selon Swann Thibault, la CSST reste aussi en contact avec les corps enseignants au sujet des dernières mesures et une inspectrice visite les milieux scolaires. La Commission mise aussi sur son escouade jeunesse au sein des entreprises, la section spéciale de son site web, la publicité et les concours. Les établissements scolaires sont notamment invités à soumettre avant le 11 décembre un projet lié à la prévention des accidents du travail ou des maladies professionnelles, pour participer aux Grands Prix santé et sécurité du travail.

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