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David Lecointre est inquiet pour ses proches qui vivent en Belgique.

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Louis Potvin
Le Quotidien

David Lecointre est inquiet pour ses proches et amis qui vivent en Belgique.

Le directeur général de la Véloroute des Bleuets parle avec des membres de sa famille tous les jours depuis que la capitale Bruxelles est en état d'alerte. « Je suis inquiet, mon père, mon frère et ma soeur sont aussi très inquiets de la situation. Pour vous dire, la chasse à l'homme pour retrouver l'ennemi public numéro 1 (Salah Abdeslam) qui a eu lieu dimanche soir s'est fait à proximité des maisons de mon frère et de ma soeur. La Belgique, ce n'est pas grand, et il y a beaucoup de villes à 30 minutes de Bruxelles. C'est inquiétant. Ce n'est pas rassurant. J'ai hâte que la tension baisse un peu. On ne sait pas ce qui peut arriver », a-t-il mentionné.

David Lecointre souligne que ce sont ses neveux et nièces qui sont le plus touchés par les événements. « Ils ont beaucoup de questions, il y a une de mes nièces qui a dit "quand on va vivre au pays de tonton David?'' ». Ils se demandent pourquoi les transports ne fonctionnent pas et que des centres d'achats et des écoles sont fermés. C'est très complexe à expliquer à des enfants », signale-t-il.

Pour ajouter à ses craintes, il a un oncle et des amis qui vivent à Bruxelles. « Ça ne doit pas être évident de vivre avec la crainte qu'il puisse y avoir des attentats. Je pense à eux. »

Arrivé au Québec depuis plusieurs années, David Lecointre retourne régulièrement dans son pays. « Je dois y aller en mai.  C'est encore loin, mais tout ça nous fait réfléchir. J'ai un copain belge qui doit y aller pour Noël, comme plusieurs autres Belges, et je sais que la situation actuelle les inquiète », témoigne-t-il.

Son père, qui vit Mouscron, n'aime pas ce qu'il voit en Belgique. « Il m'a confié qu'un hôpital désaffecté des environs avait été aménagé pour accueillir des réfugiés. Comme ils ne savent pas qui sont dans ce camp parce que les Syriens n'arrivent pas par avion comme c'est prévu au Canada, il y a des Belges qui pensent qu'il peut se faufiler des terroristes. Il y a des amalgames qui se font et du racisme qui se pointe. La situation n'est vraiment pas évidente », affirme Lecointre.

Par contre, malgré ses craintes, David n'est pas alarmiste et pense que la situation va revenir à la normale d'ici peu.

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