Cancer du sein: les essais cliniques seraient disponibles ici

Les femmes de la région atteinte du cancer du sein pourraient bientôt pouvoir... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Les femmes de la région atteinte du cancer du sein pourraient bientôt pouvoir participer à des essais cliniques, et ce, en direct du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La Fondation du cancer du sein du Québec souhaite en effet décentraliser ces essais qui se déroulent principalement à Montréal, a confirmé au Quotidien la présidente-directrice générale de la Fondation, Nathalie Tremblay. Une décentralisation souhaitée par plusieurs femmes vivant en région, car en participant à ces recherches, les patientes obtiennent les meilleurs soins disponibles et peuvent parfois bénéficier d'un traitement qui n'est pas encore offert à l'ensemble de la population.

« On est en train de travailler sur un tel projet. De faire en sorte que la recherche clinique soit accessible en région. Ce qui n'est pas le cas. On aimerait que ça soit possible. On veut permettre aux femmes de toutes les régions du Québec d'y avoir droit. Et il devrait y avoir une annonce à ce sujet en mars prochain » laisse entendre la PDG originaire du Saguenay.  

Les essais cliniques sont souvent réservés aux femmes résidant dans la grande région de Montréal, près des centres de recherches.

« C'est ainsi, car on parle de protocoles extrêmement rigoureux et intenses. Les patientes doivent être suivies chaque jour », rappelle la PDG de la Fondation, une organisation qui a versé cinq millions $ pour la recherche au Québec, l'an dernier.  

La décentralisation de ces essais sera possible grâce à la collaboration des oncologues en régions et à la technologie.

« On souhaite former les oncologues ici et il y aura aussi un suivi à distance par vidéoconférence. Ça, c'est un projet important qui nous tient à coeur. Car on représente tout le monde. Pas seulement les gens de Montréal », insiste Mme Tremblay, fille de l'homme d'affaires Rodrigue « le bottier » Tremblay.

Au Québec, en 2014, près de 6000 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein. Si on se fie aux statistiques des dernières années, près de 1350 de ces femmes en mourront.

Mais depuis 1986, le taux de mortalité lié au cancer du sein a diminué de 43 %. Il représente toutefois la deuxième cause de mortalité par cancer chez la femme.

Guy Charron, de MCI, Nathalie Tremblay, PDG de... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque) - image 2.0

Agrandir

Guy Charron, de MCI, Nathalie Tremblay, PDG de la Fondation et Stéphane Lefebvre, d'Autocar Jeannois, ont dévoilé, hier, le nouvel autobus rose.

Photo Le Quotidien, Laura Lévesque

L'autobus rose générera 20 000 $ pour la cause

(LL) - Autocar Jeannois lance son autobus rose pour contribuer à la lutte contre le cancer du sein. Pendant trois ans, l'entreprise régionale remettra 5 cents du kilomètre parcouru par ce nouvel autocar à la Fondation du cancer du sein du Québec. Un autocar qui devrait parcourir plus de 150 000 kilomètres par année. Et le constructeur de ce véhicule de luxe, MCI, a promis de doubler les sommes remises par Autocar Jeannois.

«Le but est d'amasser de l'argent. Mais on voulait également faire la promotion de cette cause. L'autobus voyagera partout au Québec et aux États-Unis. On voulait en faire profiter la Fondation», explique Stéphane Lefevbre, président de l'entreprise jeannoise.

Selon les premiers calculs, près de 20 000$ devraient être remis annuellement à la cause. Car en plus des dons offerts par les entreprises, les locateurs de cet autobus seront invités à faire un don volontaire.

Par ailleurs, la publicité de la Fondation, affichée sur l'autobus, a été entièrement payée par Autocar Jeannois.

«L'idée est née ici dans votre région. Mais on tenait à y participer en offrant également cinq cents par kilomètre effectué par cet autobus», confirme Guy Charron, directeur de MCI, division de l'est du Canada.

Pour la présidente-directrice générale de la Fondation du cancer du sein du Québec, Nathalie Tremblay, ce soutien financier provenant des deux entreprises ne pouvait pas mieux tomber. Comme plusieurs autres organisations de charité, le contexte économique les frappe durement.

«Je suis touchée par ce geste. Parce qu'il existe plusieurs causes importantes. On se sent donc privilégié d'avoir été choisi. On est tributaire de l'économie québécoise. Et comme toutes les organisations, on sent le contexte économique difficile. Les gens ne sont pas moins généreux. Mais ils ont moins d'argent», constate Mme Tremblay.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer