Exit les sorties dans la CPE

Les centres de la petite enfance de la... (Archives La Presse)

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Les centres de la petite enfance de la région sont touchés de plein fouet par les coupes gouvernementales. Moins de sorties sont offertes aux enfants et le Regroupement des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui représentait une voix pour les installations de la région, a fermé ses portes.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les temps sont durs pour les Centres de la petite enfance (CPE) de la région. En plus de voir le gouvernement piger un peu plus dans leurs surplus, ces organismes à but non lucratif doivent composer avec une baisse de leur financement de fonctionnement, laquelle peut atteindre 4 pour cent. Résultat : plusieurs CPE ont dû sabrer dans les sorties et les activités offertes aux enfants.

Président du Regroupement des CPE de la région, un organisme pratiquement réduit en cendres depuis que le ministère de la Famille a mis un terme à son programme de soutien aux mouvements associatifs, Serge Boily confirme que les directions de CPE sont forcées de faire des choix. Alors qu'il était monnaie courante, pour les bambins fréquentant ce type d'installation, d'assister à un spectacle de Noël ou à une pièce de théâtre, ces activités sont maintenant un luxe. L'artiste Véronique Gagné, l'alter ego d'Atchoum le clown, a d'ailleurs abordé le sujet dans la section des arts du Progrès-Dimanche la semaine dernière. Elle mettait en relief le fait que de nombreux créateurs subissent les contrecoups des coupes imposées aux CPE.

Serge Boily signale que les employés des CPE font preuve d'imagination pour offrir des activités stimulantes aux tout-petits entre les murs de la garderie.

«Les budgets ont tellement diminué qu'il faut maintenant s'en tenir à l'essentiel. C'est certain que ça a provoqué une baisse des sorties. Par exemple, la tradition du spectacle de Noël a été abandonnée par plusieurs corporations. C'est dommage pour les enfants et aussi pour les artistes et les musées qui subissent une perte de clientèle», met-il en relief.

La diminution du financement ne touche pas seulement les sorties. Des directions de CPE se trouvent dans l'obligation de reporter certains travaux d'amélioration de leurs infrastructures.

«Certains gardaient des réserves pour faire des rénos, mais ces sommes-là sont en train de disparaître parce que les surplus qui sont habituellement réinjectés sont moins élevés», illustre Serge Boily.

Fermeture

La fermeture du bureau du Regroupement des CPE du Saguenay-Lac-Saint-Jean est complètement passée sous le radar, cet automne, après le retrait de la subvention annuelle de 95 000$ que lui accordait le ministère de la Famille. Trois personnes ont perdu leur emploi. Il s'agit d'une voix de moins pour les CPE de la région, qui bénéficiaient d'une force de frappe et qui agissaient à titre consultatif dans plusieurs dossiers et auprès de divers organismes. Maintenant, l'Association provinciale des CPE représentera les installations régionales.

«On offrait un service de soutien aux CPE et aux bureaux coordonnateurs. On effectuait également des représentations sur certains comités comme la Table pour les enfants handicapés ou la Table 0-5 ans, dans la MRC de Maria-Chapdelaine. On trouve ça bien ordinaire», poursuit Serge Boily. Autre conséquence non négligeable des coupes : le regroupement des CPE ne sera plus représenté aux comités d'attribution de places lors des appels de projets déployés par le ministère.

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