Cobalt s'envole en Californie

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Sur la page Facebook de l'entreprise, on peut même voir une vidéo de TechCrush dans laquelle le PDG de l'entreprise, David Loury, présente les avantages de son produit et même un aperçu de ce que le pilote et les quatre passagers potentiels peuvent voir durant un vol.

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L'entreprise manufacturière en aéronautique, Cobalt Canada, a fait du chemin depuis son départ, annoncé à la mi-juillet, du hangar incubateur érigé à l'aéroport de Bagotville. En effet, l'entreprise dirigée par le Français David Loury est maintenant installée à San Francisco et a procédé, le 12 novembre, à la mise en marché de ses deux premiers modèles, le modèle « entièrement certifié » Co50 Valkyrie et sa version expérimentale, le Valkyrie-X.

Sur le site de l'entreprise et selon le reportage/vidéo diffusé sur TechCrunch, l'avion dont le design se distingue notamment par son moteur à pistons situé à l'arrière, sa vitesse et sa cabine de verre qui donne une vision de 320 degrés, peut maintenant être commandé. Le prix de base du modèle certifié Co50 Valkyrie est établi à 699 000 $ US et un dépôt de 15 000 $ est exigé. Les appareils seront livrés à l'été 2017. Pour la version expérimentale, le Valkyrie-X, le prix de départ est de 595 000 $ US, sans dépôt, et un délai de production de six mois est à prévoir. Déjà cinq exemplaires ont été construits et les vols d'essai sont en cours, dit-on, sans toutefois donner plus de précisions sur les résultats des tests effectués si ce n'est que les pilotes étaient satisfaits des performances jusqu'à maintenant.

Sur la page Facebook de l'entreprise, on peut même voir une vidéo de TechCrush dans laquelle le pdg de l'entreprise, David Loury, présente les avantages de son produit et même un aperçu de ce que le pilote et les quatre passagers potentiels peuvent voir durant un vol. On est loin du premier vol d'essai du prototype, en décembre 2012, qui avait connu un atterrissage difficile à Bagotville.

Annoncé en janvier 2011, l'aventure de Cobalt Aircraft aura duré quatre ans, soit de mai 2011 à l'été 2015. En janvier 2011, l'entreprise française avait confirmé qu'elle avait préféré Saguenay à San Francisco, où elle avait d'ailleurs quelques spécialistes qui travaillaient déjà sur le prototype. En juillet dernier, Promotion Saguenay a fait savoir qu'elle n'était pas parvenue à s'entendre avec Cobalt Canada sur les conditions de renouvellement du bail, de sorte que l'entreprise devait quitter à la fin août.

Or, dans un article de Pia Bergqvis publié sur Flying, le pdg Loury indiquait que le projet s'était amorcé en France il y a environ 10 ans pour se poursuivre au Canada où il a trouvé que le processus de certification de Transports Canada était trop compliqué. D'où le déménagement de la compagnie à San Francisco il y a un an et demi. Pourtant, ce n'est qu'en juillet dernier que le départ de Cobalt des installations de Bagotville a été confirmé.

Le maire Tremblay déçu

En entrevue avec le collègue Frédéric Tremblay de Radio-Canada, le maire Jean Tremblay s'est dit déçu de voir le projet prendre son envol en Californie, malgré les efforts déployés par Saguenay pour inciter l'entreprise manufacturière en aéronautique, qui devait créer 70 emplois, à s'installer dans la région, soit la construction d'un hangar incubateur grâce à une subvention de 2,1 M$ du fédéral et un montant symbolique de location de 1 $ par année (frais d'électricité, de chauffage et entretien inclus). « Bien sûr que c'est une déception, mais ça arrive, a-t-il déclaré à Radio-Canada Saguenay-Lac-Saint-Jean. Tu en as un, tu en perds un. C'est comme ça. D'ailleurs, on appelle ça des laboratoires, ce sont usines exploratoires qui viennent. Elles ne restent pas toutes, elles ne fonctionnent pas toutes et c'est normal. »

« Ç'a été un bon coup dans le sens que c'est le gouvernement fédéral qui a payé ces infrastructures-là, qui a payé la bâtisse et c'est nous qui en héritons », a-t-il ajouté, en précisant que les démarches pour accueillir un nouvel occupant se poursuivent et que la direction de l'aéroport espère confirmer une nouvelle entente au début de 2016.

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