Vaillancourt admet avoir mis le feu

Anne Vaillancourt a plaidé coupable et évité ainsi... (Archives Le Quotidien)

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Anne Vaillancourt a plaidé coupable et évité ainsi de faire revivre les événements du 26 décembre 2014 aux victimes.

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La Jonquiéroise Anne Vaillancourt plaide coupable l'accusation d'avoir allumé un incendie criminel sans se soucier que la résidence soit ou non habitée.

La femme de 36 ans devait subir son procès, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Richard P. Daoust a accepté son verdict de culpabilité. Plusieurs des victimes et leurs proches étaient sur place pour assister au procès.

Le 26 décembre 2014, la femme de 36 ans s'est rendue au domicile de son ex-conjoint sur le boulevard du Saguenay. Elle était accompagnée de son fils de six ans.

À un certain moment, la discussion s'est enflammée et la cliente de Me Charles Cantin a décidé de quitter les lieux, en y laissant son enfant.

Ce n'est que plus tard en soirée que les événements se sont précipités. Intoxiquée par un mélange d'alcool et de drogue, visiblement désorganisée, Vaillancourt est débarquée au 2768 boulevard du Saguenay. Elle avait un bidon d'essence dans son véhicule.

Elle a décidé d'en asperger la porte d'entrée et y a mis le feu.

Des voisins ont aperçu la boule de feu et sont allés cogner à la porte du rez-de-chaussée. Ils ont ainsi pu faire sortir la propriétaire de la résidence, qui se trouvait avec sa fille.

La propriétaire est ensuite montée à l'étage pour aviser l'ex-conjoint de Vaillancourt de sortir au plus vite, que le feu était pris. Le fils d'Anne Vaillancourt s'y trouvait toujours.

« L'incendie aura causé pour environ 9000 $ de dommages. L'accusée ne s'est pas souciée de savoir si la résidence était occupée ou non », a expliqué Me Audrey Allard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Conséquences

Le juge Daoust s'est assuré que l'accusée connaissait les conséquences d'un plaidoyer de culpabilité, précisant au passage que le Code criminel canadien prévoit une peine maximale d'emprisonnement à perpétuité pour un incendie criminel.

Questionnée à savoir si elle se souvenait de cette soirée du 26 décembre 2014, Anne Vaillancourt a répondu par l'affirmative. « Il y a des bouts noirs, mais je me souviens assez bien de ce que j'ai fait. Et j'étais consciente qu'il y avait des gens à l'intérieur », a mentionné l'accusée.

Son avocat, Me Charles Cantin, a demandé la confection d'un rapport présentenciel.

« Ma cliente n'a aucun antécédent judiciaire. Depuis son arrestation et ensuite sa remise en liberté, elle a respecté toutes les conditions imposées par le tribunal et a fait les suivis nécessaires. Je crois qu'un rapport présentenciel pourrait être positif pour Mme Vaillancourt », explique-t-il.

Le rapport présentenciel devrait être disponible dans les prochains mois. Anne Vaillancourt devrait connaître sa sentence autour du 30 mars 2016.

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