Faveurs sexuelles : ses victimes, des gardiennes

Mathieu Gagnon, d'Alma, aurait obtenu des faveurs sexuelles... (Photo Le Quotidien, Stéphane Bégin)

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Mathieu Gagnon, d'Alma, aurait obtenu des faveurs sexuelles en retour de montants d'argent.

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Mathieu Gagnon, âgé de 32 ans, a trouvé une nouvelle utilisation aux réseaux sociaux. Il a marchandé des faveurs sexuelles auprès de jeunes femmes en retour d'une somme d'argent. Une activité interdite par le Code criminel canadien.

Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), accompagnés de ceux de la Sûreté du Québec, sont intervenus dans une résidence de la rue de La Croix, à Alma, jeudi matin, afin de procéder à l'arrestation de l'individu.

Gagnon se servait du réseau social de Facebook pour parvenir à ses fins. Il ciblait des réseaux de gardiennage pour piéger des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans.

« Nous avons reçu la plainte dimanche et rapidement, nos enquêteurs se sont mis au boulot. Nous avons pu arrêter l'individu sur la rue de La Croix à Alma ce matin (jeudi). Il y aurait présentement sept victimes âgées de 15 à 24 ans. Elles sont toutes du territoire de Saguenay », a expliqué Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

L'individu originaire de Shawinigan et installé dans la région depuis quelques mois seulement, a comparu devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, jeudi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la poursuite, s'est opposée à la remise en liberté de l'accusé. Elle a précisé que l'enquête policière n'était pas terminée et que de nouvelles accusations pourraient être déposées dans les jours à venir. De plus, Gagnon n'avait plus d'adresse à fournir au tribunal.

Les accusations déposées par le ministère public touchent certains articles reliés aux contacts sexuels contre deux victimes. Il aurait communiqué avec celles-ci par un moyen de télécommunication afin de perpétrer des infractions reliées aux chefs d'accusation en matière sexuelle.

Et il est aussi accusé d'avoir obtenu des faveurs sexuelles en retour de rétribution financière.

« Il n'a pu être remis en liberté étant donné que l'enquête policière n'est pas terminée. Il pourrait y avoir d'autres accusations contre M. Gagnon. Nous n'avions pas non plus de garanties à offrir pour le moment. Il faudra vérifier s'il peut retourner demeurer sur la rue de La Croix, où il vit avec un colocataire », a mentionné Me Marie-Ève St-Cyr, qui a représenté les intérêts de l'accusé.

Le dossier doit revenir devant le tribunal le lundi 23 novembre.

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