Immigrants: L'ERD appelle le maire à débloquer les fonds

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La chef de l'ERD, Josée Néron, estime que le maire tente de se défiler de son engagement.

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Antoine Lacroix
Le Quotidien

La nouvelle chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, appelle le maire Jean Tremblay à respecter son engagement pris en septembre et de débloquer les 150 000$ promis pour assurer les services d'intégration des immigrants.

Cette somme permettrait au service externe de main-d'oeuvre (SEMO) d'assurer l'intégration des personnes immigrantes sur le territoire de Saguenay. Cette aide reviendrait annuellement sur une période de trois ans.

Mme Néron estime que le maire tente de se défiler de son engagement. «Le maire avait promis cette aide pour le SEMO. Il profite du fait que Saguenay n'est pas visée par le plan d'accueil du provincial des réfugiés syriens pour reculer», affirme-t-elle par voie de communiqué.

«Ces deux dossiers sont séparés. Présentement, il n'y a plus de services et il y a des immigrants déjà en place ici qui espèrent avoir du soutien. Il faut préparer le terrain dès maintenant et mettre en place les structures nécessaires pour améliorer notre capacité d'accueil», ajoute la chef de l'ERD.

Josée Néron demande aussi que la Politique d'accueil des immigrants soit révisée, puisque aucune action concrète n'y est prévue. «Il faut passer de la parole aux actes et prévoir un plan d'action», conclut-elle.

La banderole est un geste isolé, dit Néron

(AL) - La chef de l'Équipe du renouveau démocratique Josée Néron considère que la banderole où on pouvait y lire «Réfugiés non merci» est un geste isolé. «Je pense que les gens de Saguenay sont majoritairement favorables à l'immigration. Un sondage de 2013 nous le démontre. Il faut juste éviter de faire des amalgames suite aux attentats de Paris. Ces événements dramatiques qui nous ont grandement touchés ne doivent pas remettre en question les valeurs d'ouverture et d'intégration qui ont toujours été prônées dans la région», croit-elle.

Vives réactions, mais aucune plainte

(Patricia Rainville) - Aucune plainte n'a été déposée à la Sécurité publique de Saguenay, concernant l'installation d'une banderole sur laquelle on pouvait lire «Réfugiés, non merci», mardi soir à Jonquière. Mais ce geste, qui n'a pas été revendiqué, a soulevé de nombreuses réactions, hier, sur les médias sociaux.

Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, a indiqué qu'aucune enquête n'était en cours concernant cet incident.

Rappelons que la banderole avait été accrochée sur le viaduc ferroviaire qui traverse le boulevard Mellon, à Arvida. Un citoyen l'a signalé mardi vers 20h30 et les policiers l'ont rapidement décroché. On ignore qui est derrière ce geste.

Sur les médias sociaux, hier, l'installation de cette banderole a suscité de nombreuses réactions. Et la plupart des internautes qui se sont exprimés déploraient grandement la situation.

«Encore un beau geste pour qu'on passe pour des colons», a écrit un internaute, sur la page Facebook du Quotidien.

«Je suis gênée de vivre au Saguenay quand je vois ce genre de message! Quelle ignorance», a écrit une dame.

Des gens pour

Alors que la plupart des messages publiés faisaient état d'une «gêne» par rapport à cette banderole, d'autres ont exprimé être en désaccord avec l'accueil des réfugiés syriens.

«Non aux réfugiés! Trop dangereux cette religion», a notamment écrit un internaute.

Le même message sur une banderole semblable avait été affiché à Québec la semaine dernière, et à Port-Cartier lundi.

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