Boivin réclame des changements au régime forestier

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Le préfet de la MRC Maria Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, a profité de la tribune du Cercle de presse du Saguenay pour réclamer de Québec les modifications nécessaires au régime forestier pour relancer l'investissement des entreprises au Québec.

« On doit le nouveau régime forestier à une seule personne. Il s'agit du sous-ministre Richard Savard. Il serait temps que le gouvernement du Québec comprenne que ce régime doit être modifié pour sauver notre industrie forestière », a déclaré Jean-Pierre Boivin, qui n'est toutefois pas allé jusqu'à réclamer la tête du sous-ministre comme le souhaiteraient plusieurs intervenants de l'industrie.

Le plus bel exemple s'est produit cette semaine. Résolu a fait l'acquisition d'une entreprise qui produit des papiers tissu pour le marché du papier hygiénique. Selon le préfet, cette transaction confirme que l'entreprise souhaite se développer, mais que ce développement se fera à l'extérieur du Québec tant et aussi longtemps que le régime ne permettra pas d'assurer des approvisionnements en bois stables et à long terme.

« On va toujours me répondre que c'est plus facile de transporter de la pâte Kraft que du papier hygiénique, mais la réalité est bien celle que nous décrivons. Ce n'est pas que Richard Garneau qui demande plus de prévisibilité. C'est aussi Réjean Paré de Rémabec et la famille Saputo, qui nous mentionne qu'elle a assez investi. Les industriels nous rencontrent et nous le disent tous », a enchaîné Jean-Pierre Boivin.

« Le gouvernement n'hésite pas à sortir des dizaines de millions pour soutenir l'industrie aéronautique. On va investir 25 M$ pour accueillir des réfugiés. Nous, tout ce que nous demandons, c'est de procéder à la modification du régime forestier pour être en mesure d'offrir aux entreprises plus de stabilité dans les approvisionnements et personne ne semble le comprendre », ajoute le préfet.

Le bois trop cher

Il faut, selon ses explications, que l'on mette en place un régime qui permet un accès à la ressource à long terme à des coûts compétitifs. En ce moment, le Québec offre aux industriels le bois qui coûte le plus cher au sein des pays industrialisés pour des périodes de seulement 5 ans. Pas plus tard que mardi, a insisté Jean-Pierre Boivin, le regroupement des coopératives forestières réclamait aussi des modifications au régime forestier.

« Tout le monde parle de seconde et troisième transformations. Mais on oublie souvent que pour avoir cette transformation, nous avons besoin d'une première transformation solide qui dispose des approvisionnements adéquats et à bon coût », insiste M. Boivin.

Le maire de Dolbeau-Mistasisni, Richard Hébert, a pris la balle au bond en soumettant que la fragilité de l'économie reliée aux activités forestières donnait tout son sens aux préoccupations du milieu quant à l'avenir de l'hôpital local. L'établissement, maintenant une composante du Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux, constitue le principal employeur et la communauté a l'impression d'avoir perdu son pouvoir d'influence.

« Ce n'est pas facile de contrôler la température dans votre maison quand vous êtes loin du thermostat », plaide le maire Hébert. Il a reçu la lettre du ministre Gaétan Barrette sur la formation d'un comité aviseur, mais considère que d'autres engagements sont prioritaires.

« On nous dit qu'il n'y a pas de problème pour notre bloc opératoire. Je suis prêt à le croire. S'il n'y a pas de problème, pourquoi ont ne fait pas la pelletée de terre pour la rénovation », questionne le maire Hébert.

Les deux politiciens n'ont pas critiqué le travail de leur député et premier ministre Philippe Couillard pour ces problèmes. Ils ont mentionné que M. Couillard a été élu il y a deux ans et qu'il répondait toujours à l'appel. Jean-Pierre Boivin a cependant reconnu que le pouvoir politique devait toujours composer avec la machine administrative qui elle, tend à convaincre les ministres qu'il ne faut pas changer le cap quand une grande réforme est en cours comme c'est le cas avec la Santé et les Services sociaux ainsi qu'avec le régime forestier.

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